
Point commun de ce monde bigarré des identités émergentes et alternatives : elles ne se reconnaissent pratiquement pas dans les territoires constitués, qu'au mieux elles adoptent par intérêt pratique, tout en les débordant. Leur spatialité est de deux ordres : le réseau et le lieu. Le réseau, précisément pour ce qu'il autorise de transgression des limites et des distances, deux constitutifs du territoire. Le lieu (quel que soit sa taille, son étendu), pour ses ressources, en particulier symboliques et emblématiques. La géographie n'est pas morte, mais à la finitude du territoire succèdent l'ouverture du réseau, combinée au génie des lieux (le génie en ce qu'ils ont de singulier et qui favorisent telle ou telle pratique collective).
On sera, comme toujours, encore un peu dans « l'avant » et déjà dans « l'après ». Avant : au temps où l'identité était si fortement territoriale (au point de déclencher la guerre, mais pas forcément !) ; après : quand, pour exister, l'expérience d'un lieu ouvert de reconnaissance mutuelle, l'appartenance à un réseau planétaire, vaudront tout autant.
(Extrait d'un texte de Martin Vanier qui dirige à Grenoble l'Institut de Géographie Alpine /
[l'intégrale de l'article à lire ici]
C'est le titre d'un livre de Michel Authier qu'il est utile de détourner ici. Dans un temps où les territoires se soumettent les uns les autres plus que jamais à une concurrence parfois mortelle, il n'est pas vain que leurs habitants ici ou là qui n'adoptent plus ces territoires que par commodité tentent l'ouverture en réseau, rétablissent d'anciennes voies de communication, partagent de nouvelles routes.
Depuis quelques temps nous parvenons avec des équipements Wi Fi pas trop cher à établir des point à point avec des débits tout à fait honorables sur des distances moyennes de 6km (dans le respect de la règlementation bien sûr ;-). Je me suis donc posé un petit challenge pour faire évènement lors des prochaines rencontres d'Autrans en imaginant la création d'une route Centre Europe Atlantique en l'Ile-de-Ré et Autrans bâtie sur un rythme de 6km en 6km et ponctuée de quelques joyeux Wis Tro
Wistro La Rochelle, Wistro Rochefort, Wistro Saintes, Wistro Cognac (très dangereux ;-), Wistro Angouleme?, Wistro Limoges?, Wistro Aubusson?, Wistro Clermont, Wistro Ambert?, Wistro Saint Etienne?, Wistro Annonay, Wistro Romans, Wistro Autrans du côté du Mesh Network en préparation, j'en passe et des meilleurs car les chemins de la connaissance partagée réservent bien des surprises.
Centre Europe Atlantique c'est bien. Mais puisqu'il est dans l'esprit des organisateurs des rencontres (nous donc) de transformer pendant quelques heures Autrans en Gare de Perpignan je me mets à rêver comme à Rome d'une convergence de routes nouvelles
ouh là ! vl'a qu'on commence à prolonger la Route Partagée en remontant le long des côtes... discussion ferme du côté de Belle Ile? avec Samuel Austin? et du côté de la baie du Mont Saint Michel? avec Philippe Duchein?. Faudrait qu'entre les deux le vice-président de Megalis Michel Briand vienne s'intercaler avec un Wistro Brestois? et ça pourrait le faire --- oz
Bon, assez parlé, ça doit faire dans les 720 kilomètres une route comme ça donc sur un pied de 6 kilomètre faut au moins qu'on pose dans les 120 bornes pour atteindre Autrans... quand derrière une photo comme celle-là on verra la montagne c'est qu'on sera rendu. --Olivier Zablocki

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ouf, il y avait longtemps... une bonne nouvelle pour l'avenir de la Route Partagée le lancement ce mardi 15 juin 2004 du projet de la
Coupe InterWistro avec Mathieu, Francis et les Amis depuis le
Bristol -- oz
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L'Allier est-il sur la Route visée ? faudrait un relais sur le Puy de Dôme, on le voit de partout...
Dernière modification le mardi 30 novembre 2004 15:13:02