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par Claude Virlogeux
Choses vécues
Le 11 avril 2015
« Allez, roulez Eugène ! »
Jules s’installa aussi confortablement que possible sur l’inconfortable dispositif qu’il avait construit et baptisé d’un prénom souvenir d’une vieille image d’une guerre oubliée.
L’apprentissage du double pédalier (un pour les mains, un pour les pieds) n’avait pas été sans mal. Il avait souffert avant de bien synchroniser le mouvement qui lui permettait, après quelques heures d’effort – deux pour les jours où il était en forme, trois, les jours de méforme – de recharger la batterie de son ordinateur portable.
Ce 11 avril 2015, Jules pédala énergiquement pendant deux heures trente avant que le témoin de charge de sa batterie passe au vert. Après une longue journée de travail, les douze kilomètres qu’il avait du faire pour traverser Paris, il était soulagé d’avoir si bien tenu la distance. Ne lui restait plus qu’à bien orienter son antenne satellite et allumer son ordinateur.
Serait-t-elle au rendez-vous ? Allait-il pouvoir enfin passer quelques minutes d’activités sexuelles virtuelles avec cette maîtresse qu’il n’avait pas vu depuis de longs mois ?
La barre d’accueil de son « très petit messager mou », son logiciel de chat direct, lui confirma aussitôt qu’elle était bien présente.
Mais à son âge, il avait depuis quelques mois passé l’âge de la retraite virtuelle restée à 60 ans, la forme n’était pas toujours au rendez-vous. Et l’effort qu’il venait de faire lui restait en travers les muscles aussi, le premier message qu’il posta fut :
« pas ce soir, chérie, à propos, comment vas-tu ? ».
Un intense sentiment de frustration le traversa. Trois ans déjà qu’il ne l’avait pas vue en réel., depuis que le réseau SNCF était tombé suite à la privatisation et la gabegie des sociétés privées qui en avaient repris les actifs, depuis que le baril de pétrole dépassait les 880 yuans (1274 € au cours du jour, le dollar n’ayant plus de valeur depuis la tripartition des Etats-Unis en deux états stables – la NSRC, National Socialist Republic of California – et la BRA, Bible Republic of America – et en ensemble incontrôlable de petits états qui ressemblaient à l’Europe au Nord-Est du grand continent nord-américain). Plus un avion, plus une voiture ne circulaient. Quelle idée avait-il eu de s’attacher à quelqu’un qui vivait aussi loin ?
Une vision de Claude Virlogeux qui la place ici faute de savoir où la mettre sur le Wiki d'Autrans - je suis toujours preneur d'un cours sur l'usage que ce bon chien d'outil !!!
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Voix d’outre-tombe
« La Science-Fiction et la Prospective sont des demi-sœurs ayant pour père commun le désir d’appréhender l’avenir et pour mères deux cousines un peu éloignées, l’imagination et la Méthode. Curieusement, il y a toujours eu un peu de mésentente dans cette famille, à savoir que l’aînée, la fiction, manifestait volontiers de la révérence pour sa cadette tandis que celle-ci, un rien parvenue, s’affichant à la table des grands et s’efforçant de paraître bonne élève et sérieuse, affectait souvent d’ignorer cette parenté, ou, ramenée à elle, de la mépriser. Certains prétendent que la Prospective, jalouse de la séduction de la mère de l’autre, alléguait son peu de vertu et mettait en avant la qualité de l’éducation que la Méthode lui avait, quand à elle, donnée. Peut-être les temps sont-ils venus d’une réconciliation permettant aux deux sœurs d’occuper chacune la place qui lui revient et de se conforter mutuellement dans la poursuite passionnante et fort nécessaire de cette chimère, la maîtrise du futur »
Gérard Klein, apologue de l’édition française de « Tous à Zanzibar » CV
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« Tous à Zanzibar », « Stand on Zanzibar » - John Brunner, 1968 – Traduction française Didier Pemerle, 1972 Actuellement disponible au « Livre de Poche », mais pour les amateurs préférer l’édition originale dans la collection argentée « Ailleurs et Demain » chez Robert Laffont (on le trouve parfois chez les bouquinistes. Reste à produire une édition hypertextué sur CD-rom ou autre support numérique CV
"L'âge de diamant", Neal Stephenson. L'éducation, le travail, les communautés joliment traitées dans ce roman dont la poésie rappelle celle de Lewis Carroll.
Abordant notamment les mondes virtuels et les avatars, toujours de Stephenson, "Snowcrash".
Des lauréats du Prix Nobel prédisent le rôle de l’Internet
http://www.cisco.com/global/BE/press/pdfs/NobelPrinceton-fr.pdf
http://newsroom.cisco.com/dlls/tln/newsletter/2002/march/
Le livre de Jean Lanoix,
Internet 2025 (Transcontinental. Montréal, 2003).
Je ne l'ai pas lu, mais bon, le petit résumé par Alain-Marie Carron peut éventuellement donner des idées.
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Un message de Richard Delmas
Mattieu Latapy
Le groupe PERSI - Programme d'Étude des Réseaux Sociaux de l'Internet :
http://www.liafa.jussieu.fr/%7Epersi/
Réseaux sociaux de l'internet - journée thématique de l'ISCP :
http://www.liafa.jussieu.fr/%7Elatapy/RSI/
Anne cauquelin, "Le site et le paysage" :
http://etudesrurales.revues.org/document129.html_
Numérisation
http://fr.news.yahoo.com/050515/202/4ewse.html
En attendant le "Google européen", l'Alsace numérise 40.000 registres LA WALCK (Bas-Rhin), 15 mai 2005 (AFP) - - Un procédé de numérisation de documents à grande échelle, expérimenté en Alsace, ambitionne de devenir l'instrument d'une riposte européenne au pharaonique projet de l'Américain Google qui veut publier 15 millions d'ouvrages sur le net.
L'objet de cette opération peu banale, et à la logistique très lourde, est la mise en ligne, pour le compte du ministère de la Justice, des 32 millions de pages du Livre foncier d'Alsace-Moselle - une sorte de registre d'état-civil des biens immobiliers, spécificité juridique des trois départements de l'Est de la France.
Pour permettre aux notaires locaux un accès en quelques clics aux informations actuellement éparpillées dans 40.000 registres manuscrits, conservés dans une cinquantaine de localités de la région, l'Etat a fait appel à la solution proposée en partenariat avec IBM par la société luxembourgeoise Infotechnique, filiale du groupe néerlandais Getronics.
Prélevés de leurs rayonnages pour quelques jours, les registres sont d'abord numérisés dans un atelier spécialement aménagé à La Walck (Bas-Rhin) où des scanners géants, fonctionnant jour et nuit et capables de tourner automatiquement les pages des volumes, en extraient des images informatisées.
Saisie sur clavier à Madagascar Une fois compressées, ces images sont envoyées par satellite jusqu'à un sous-traitant à Madagascar et à l'Ile Maurice, où quelque 200 opérateurs, rémunérés 100 à 400 euros par mois, saisissent au clavier les données foncières et les indexent dans des formulaires informatiques.
Infotechnique veut voir dans ce processus - prévu pour durer trois ans, et facturé plus de 20 millions d'euros au ministère de la Justice - la vitrine d'un savoir-faire qui pourrait être utile à l'Europe si elle veut se lancer dans la numérisation à grande échelle de son patrimoine culturel.
Avec une telle opération, "nous sommes crédibles pour nous positionner sur le marché de la numérisation des fonds documentaires des bibliothèques européennes", explique Daniel Velluet, le directeur général de l'entreprise.
M. Velluet fait référence à l'appel lancé début mai par la Commission européenne en faveur de "partenariats public-privé" pour créer une "bibliothèque numérique européenne", et contrer ainsi l'hégémonie américaine sur la culture en ligne après l'annonce, en décembre dernier, du projet "Google Print".
Le propriétaire du moteur de recherche en ligne le plus utilisé au monde prévoit d'investir 150 à 200 millions de dollars en 10 ans dans la numérisation et la mise en ligne gratuite de millions d'ouvrage, issus de prestigieuses universités américaines et britannique, en se finançant par le biais des revenus publicitaires sur la Toile qu'engendrerait cette publication.
L'annonce de Google a suscité une vive réaction des responsables des bibliothèques nationales européennes, rapidement soutenus par six Etats européens (France, Pologne, Allemagne, Italie, Espagne et Hongrie) et par la présidence de l'Union européenne. Redoutant une hégémonie américaine dans le savoir mis en ligne, ils sont montés au créneau pour réclamer une réponse du Vieux Continent à ce vaste projet.
"Nous sommes prêts, nous le faisons déjà", répond M. Velluet. "Et nous proposons même mieux que Google: notre procédé est plus automatisé que le leur".
Reste à trouver les fonds publics qui pourraient financer ce "Google Print" européen, pour l'heure encore très virtuel.
de Bruno Oudet
Et l'arrivée de la génération internet, cela donne quoi dans dix ans?
L'AFNET nous propose un article sur le
sujet
et un autre article de la même lettre de l'AFNET, en contrepoint du
premier
Dernière modification le mercredi 25 mai 2005 17:12:08