Éditer HistoriqueDeLaPage Diff InfosSurLaPage 
Programme V0

Version 0 du programme (MAJ/14/10/2004)

Cette ébauche a été finalisée lors d'un entretien entre Thierry Gaudin et bo . Elle vous est proposée pour commentaires, suggestions de noms d'intervenants, amendements au programme...


Conférence inaugurale : On se propose d'organiser un débat entre deux universitaires/Chercheurs pour éclairer le sujet. Le débat sera animé par Thierry Gaudin. Des noms circulent vous pouvez réagir


Les Plénières

L'enjeu sur le sujet "Territoires", rebattu depuis quelques années, est à mon avis de ne pas répéter sans cesse les mêmes tables-rondes. L'une des manières peut consister à explorer plus à fond la notion de "territoire", ce qui la constitue et la borne, ce que le territoire produit, et bien sûr ce qui bouge autour de l'internet. Avec quelques questions/notions clés telles que : frontières, représentation (et administration/régulation, puisque la géographie ça sert d'abord à faire la guerre), identité, biens communs/infrastructures, lien/capital social... En tout cas ne pas traiter, ou alors par la bande (cf. la question GIX ci-dessous ou les villages/quartiers), le sujet "comment le haut débit vient aux territoires", qui est bien assez traité par ailleurs. - Daniel Kaplan

Plénière 1 : La géographie de l'Internet. On pourrait aborder successivement:

* Les GIX: panorama, présentation d'une expérience - Après échange au sein de l'équipe http://www.localgix.org , Valentin Lacambre et Samuel Triolet pourraient intervenir sur le sujet avec d'autres bien sûr comme Michel Briand JC
Très bonne suggestion JC . Mais attention une plénière a trois intervenants maximim, il faudra donc choisir un intervenant sur ce thème. Mais il me semble qu'il y a place aussi pour un atelier sur ce sujet. Isabelle Verzier de la région Rhône-Alpes m'avait aussi souligné l'intérêt sur ce sujet. Est ce que tu prends la responsabilité de l'ensemble JC ? --bo
C'est effectivement ce que nous nous étions dit dans l'équipe http://www.localgix.org : une plénière pour convaincre de l'intérêt de décentraliser les interconnexions et un atelier pour détailler les moyens de le faire JC
* Les contenus: il nous faudrait ici une personne qui laboure le web
* Les statistiques: à contacter un chercheur d'Avignon ?
* La représentation cartographique et géographique de l'internet (cf. "Le cyberespace est-il... un espace ?", http://www.fing.org/index.php?num=4873,4) -- Daniel Kaplan

Sur cette question de la représentation géographique il y a beaucoup de ressources intéressantes, notamment :

Les travaux du Gresoc (Emmanuel Eveno) sur "l'atlas de la société de l'information" : http://www.univ-tlse2.fr/gresoc/eatlas/index.html

Ou des travaux de carto de l'internet, du web etc., notamment ceux publiés par Eric Guichard dans le livre "Mesures de l'internet" (http://barthes.ens.fr/internet04/) : parmi les auteurs, je connais Matthieu Latapy pour "Topologie de l'internet et du web", mais il y a également :

- Mesure de la diffusion spatiale des sites web dans les régions méditerranéennes françaises, Marina Duféal

- La cartographie de l'internet, outil de la cybergéographie et enjeu de la dynamique des territoires, Loïc Grasland et Sophie Houzet

- Quelques éléments caractéristiques du trafic internet, Philippe Olivier, Philippe Owezarski et Kavé Salamatian

Toute autre piste : Anthony Frémaux, membre fondateur de Cognito, réseau de cartographes des connaissances

Daniel Kaplan


Plénière 2 : Politique des territoires vis à vis de l'Internet__ On pourrait aborder successivement :
* L'exemple d'un département rural: les inforoutes de l'Ardèche
* L'exemple d'une ville
* L'exemple d'une région (la région Wallonne?)

Ne pourrait-on pas aller jusqu'à l'échelle du village ? La problématique d'une ville urbanisée est trop différente pour représenter l'ensemble des entités communales... Et puis, c'est une échelle où la médiation du politique est moins prégnante. --Didier Lebrun

L'échelle du quartier serait intéressante également en ce qui concerne les villes. Exemple: Inforoots. --Didier Lebrun

Daniel Kaplan : je suis d'accord avec Didier et j'irais plus loin : on n'arrête pas de parler villes, dpts, régions - Et si la séance se concentrait uniquement sur le niveau "micro", le village, le quartier, le pâté de maison ?

Quelques autres pistes dont je ne sais pas ce qu'elles valent : Les voisins en réseau (Paris 18) Village de la connaissance aux Pays-Bas (et en Hollandais...)...

Voir également Peuplade.net - Hubert Guillaud

Didier Lebrun : si la séance se concentrait uniquement sur le niveau "micro", elle perdrait l'un de ses intérêts potentiels, qui est d'observer la rencontre ou la non rencontre entre les politiques territoriales d'une part, qui opèrent sur des échelles de masse, et les usagers d'autre part, qui opèrent sur des échelles très locales. L'un et l'autre ont à mon avis leur place, c'est l'aller-retour entre les 2 points de vue qui constitue peut être le principal intérêt de cette plénière ?

Daniel Kaplan : sous cette forme, je suis d'accord avec Didier. Ce qui me semble intéressant (ou au moins neuf), ce serait de partir du très local et des relations avec les niveaux "supérieurs". Mais PAS de faire une description de ce que font les régions, les départements, puis les communes, de parler de l'article 1425 (celui qui donne aux collectivités le droit d'être opératrices de réseaux, sous certaines conditions et limites), etc. Bon, ça reste à penser, mais c'est un beau sujet.


Plénière 3: Débat: qu'en pensent les politiques ? Etaient pressentis Pierre Alain Muet? (Lyon) André Santini (Issy les Moulineaux). Pour des raisons de période de voeux AS ne pourra pas être avec nous. Le sujet reste donc encore à définir pour cette plénière bo. - Au préalable se poser sans doute la question : mais quels sont donc les territoires des politiques numériques ? JC

Daniel Kaplan : Je suis d'accord avec Jacques mais du coup, j'aurais tendance à ne surtout pas penser une plénière "parc aux politiques", pour demander toujours aux mêmes de répéter des discours 100 fois entendus. Au fond les élus ont, s'ils développentune pensée sur le sujet, une place dans plusieurs de ces sessions, dès lors qu'ils sont des participants parmi les autres, sans statut particulier. Mais chaque session doit partir d'une problématique : Le thème de la session 3 pourrait être celui des frontières et de la régulation, avec bien sur un(e) élu(e) parmi les intervenants.

Sur le sujet, ke me permets de citer qqs extraits du papier "Les nomades et l'Etat" de François Mahieux (IGS - qui ne voudra vraisemblablement pas parler parce qu'il déteste ça) dans Mobilités.net, le livre que la Fing vient de publier :

Ce qui est établi, arrivé, assis n’aime pas ce qui bouge. Dans notre droit, le vagabondage n’est-il pas un délit ? Dans notre pratique bancaire, la fixité des revenus n’est-elle pas la première des qualités ? Mais il ne s’agit pas seulement de psychologie, de réputation ou de sécurité : il s’agit de contrôle et de pouvoir qui demandent à s’asseoir pour réussir, qui exigent de pouvoir « saisir » le client, le citoyen. L’assignation à résidence fixe, le pointage régulier en un lieu public, sont la première mesure de contrainte des individus.

Pourtant, l’évolution des pratiques quotidiennes, tant en milieu rural qu’en milieu urbain, révèle une tendance forte à l’accroissement de la mobilité. Cette mobilité s’exerce selon des rythmes qui dépassent le mouvement quotidien de balancier domicile/travail : les week-ends connaissent une mobilité spécifique, les petites et les grandes vacances aussi. Ces mouvements, dans les sociétés du service que sont les nôtres, posent de nouveaux défis : quand il s’agit de « servir » les citoyens ou les clients, comment appréhender, prendre en compte, « saisir » leur nomadisme dans une société si fortement dépendante de ses réseaux technologiques?

Comment l’Etat peut-il s’organiser pour répondre à des besoins sans cesse mouvants ? Comment construire et gérer les infrastructures de première nécessité (transport, énergie, information) pour qu’elles répondent correctement à des situations mouvantes ? Les migrations intérieures que connaissent nos sociétés, et il suffit par exemple de penser aux migrations hebdomadaires que constituent les week-ends ou saisonnières comme les vacances, posent aux pouvoirs publics et aux opérateurs des réseaux technologiques des questions nouvelles de reconfiguration permanente et de plasticité, en réponse aux nouvelles migrations intérieures. (...)

Dès lors, les règles de financement souvent assises sur les bassins de populations fixes se trouvent mises à mal, ce qui crée des nouvelles difficultés en matière de démocratie dans la décision. (...)

Dans nos sociétés et sur nos territoires technicisés, la continuité du service fait partie des exigences nouvelles des populations alternativement nomades et sédentaires… Car les vacanciers nomades sont aussi des électeurs « fixes » qui savent rappeler leurs exigences en la matière aux responsables publics.

On voit d’ailleurs se développer une contradiction entre les structures d’organisation de la chose publique et les pratiques d’utilisation des territoires : quand monsieur Dupont habite la ville périphérique d’une agglomération, vient travailler en centre ville et passe ses vacances dans un rassemblement de population temporaire, sur le territoire d’une commune urbaine pendant dix mois de l’année et touristique les deux autres, quel est le territoire légitime de son action citoyenne : sa ville de résidence, la ville de son travail pour la gestion du transport en commun, la commune où il gare sa caravane l’été ou celle où il dispose d’une résidence secondaire ?

A l’inverse, qui doit exercer légitimement le pouvoir de contrôle démocratique sur l’aménagement du canal autoroutier rhodanien : les habitants des communes concernées par un projet d’élargissement de l’autoroute ? Les départements dont cet élargissement conditionne l’accessibilité et donc le développement économique, y compris pour les habitants des communes non directement concernées par le projet ? L’Etat, parce que le projet concerne la fluidité des migrations saisonnières ? Ou l’Europe, car ce canal autoroutier est nécessaire au développement des échanges par camion entre l’Italie et la Hollande, c’est à dire à la fluidité des marchés ?

Il y a lieu de s’interroger sur l’organisation du découpage territorial le plus pertinent pour l’organisation et de la gestion de la chose publique. N’oublions pas que le département en France a été le territoire « commandable et informable » par la technologie du courrier à cheval : du chef lieu un cavalier pouvait aller et venir dans la journée pour porter un ordre ou chercher un renseignement…

Fin de citation de François Mahieux par Daniel Kaplan


Plénière 4 : Les nouveaux territoires:
*Exemple d'Attac (association)
*Exemple d'Object Web (chercheurs/entreprises)

Il faut aussi problématiser cette table-ronde, sinon on peut mettre n'importe quoi dedans. Je suggérerais de le faire autour des communautés, en s'interrogeant sur leur statut (1) vis-à-vis du territoire géographique et (2) "de" territoire (au sens où elles se limitent par et produisent des frontières, identités, règles, liens, biens communs...) -- Daniel Kaplan


Plénière 5 : Les nouveaux communs des territoires:
*Qu'en disent les juristes
*L'exemple de Wiki Pedia
* Les systèmes d'information géographiques
* Penser à l'excellent Michel Bondaz de Un point c'est tout -- Daniel Kaplan
* Et je rappelle que les "communs" étaient l'un des sujets au coeur de notre université de printemps, donc il peut y avoir des sujets ou intervenants à reprendre -- Daniel Kaplan

Les juristes (j'en suis un) peuvent naturellement avoir un mot à dire sur le thème des territoires. Mais pour éviter la dispersion, il faut déterminer à l'avance des thèmes généraux, car la contribution des juristes est nécessairement de la forme "aspects juridiques du <thème1>, du <thème2> etc. De nombreuses questions peuvent être évoquées : aspects juridiques des systèmes d'information géographiques, nouvelles compétences des communes (et autres collectivités locales) en matière de télécoms depuis la LCEN... Thierry Piette Coudol

Dans une société du droit qui consacre les territoires géopolitiques des XIXème et XXème. il serait sans doute opportun de voir ce qu'apporte le droit (ou sa propre évolution / recomposition), pour donner un plus aux territoires numériques d'aujourd'hui ou de demain. Déjà lieux de pouvoirs et d'influence, ces derniers seront-ils demain les "nouveaux territoires géopolitiques" sanctifiés par un droit adapté à "notre temps numérique" du XXIème ou resteront-ils des "bâtards" ou plus simplement des marginaux dans l'exercice des compétences par exemple au titre de la détermination de l'intérêt général - ce qui constitue les communs - ? Certes, cela soulève la question constitutionnelle en particulier sur l'art 72 et l'exercice dans une société numérique du dernier paragraphe de l'art 2. (Jacques Chatignoux)


Les Ateliers

Les Ateliers : il y en aura une douzaine répartie entre deux séances. A vous de commencer à les proposer sur la fiche wiki qui leur est consacrée


Les Animations

Les animations : il y en aura deux ou trois (mais nous ne sommes pas limités). A vous de commencer à les proposer sur la fiche wiki qui leur est consacrée


Rencontres Professionnelles

4e Rencontre Professionnelle des Animateurs Multimédias : comme chaque année, pour les animateurs d'EPN et les acteurs de l'accès public à l'internet - le mercredi après-midi (12 janvier), à l'Auberge de Jeunesse des 4 Temps (sous reserve de la réponse positive du mécénat habituel) - inscription obligatoire. cf fiche wiki qui leur est consacrée -- Jean Luc Raymond

Dernière modification le dimanche 31 octobre 2004 17:11:01