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Commentaires Nécessité Intermédiation

Emmanuel Saunier

j'apprend avec plaisir que des tentatives de rapprochement sont en cours entre l'EPN du CS Belleville et le Projet Internet des Rues, je me plais à croire que, bien que vif,ces echanges ont contribué à cette prise en compte mutuelle et reciproque de l'ensemble des champs d'investigations de l'accés public et plus loin de l'intégration des usages dans la société et à fortiori au sein des structures qui accompagnent les publics en difficultés. C'etait la l'objectif que je poursuivais.

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Amandine Brugiere : Sur la question de la médiation, la FING anime actuellement un groupe de travail, en partenariat avec la Poste, sur les questions de réorganisation des services publics au niveau local et du développement des services électroniques, services de proximité, services de médiation, etc. Il s’agit de se demander comment la « modernisation » ou réorganisation des services publics qui est en cours (avec le développement de l’administration électronique) peut se faire dans le respect du principe d’universalité des services et de l’accès au service. Est-ce que la dématérialisation des services apporte des réponses aux problématiques de territorialisation des services, et d’intermédiation ou au contraire risque-t-elle de les aggraver ? Comment rendre l’offre de services cohérente, « lisible » pour l’usager et adaptée à la réalité de ses besoins et de ses usages ?

Le group e est composé d’acteurs publics institutionnels, de collectivités territoriales, de représentants usagers, de chercheurs universitaires, (parmi eux la Poste, l’ADAE, la Caisse des dépôts, l’ANPE, la CNAF, l’ARF, l’UNAF, la Région PACA, ARANTIS, la documentation française, etc.). La réflexion s’articulera autour de 5 rencontres thématiques, de février à octobre, et au cours desquelles il s’agira d’une part de dresser un état des lieux de l’offre existante, des différentes expérimentations menées, et d’autre part de réfléchir à des solutions concrètes. Ces rencontres donneront lieu à la publication d’un ouvrage courant 2006.

Si vous souhaitez être tenu informé des travaux de ce groupe FING, vous pouvez vous inscrire à la liste de diffusion emediation@fing.org, ou nous contacter directement : Jacques-François Marchandise : jfm@fing.org Amandine Brugière : amandine.brugiere@fing.org

MErci !

Jean Luc Raymond -- J'ai modifié la présentation de la plénière ce jour (29 décembre 2004). Comme dit auparavant, il n'y a pas d'opposition entre une démarche EPM ou autres. Elles sont complémentaires et il n'y a pas de fait avéré entre "ce sont les EPM qui ont fait le premier" et "c'est plus abouti dans les EPM" ou bien l'inverse d'ailleurs : c'est plus abouti dans telle ou telle association en allant au devant des publics. L'important est bien entendu d'avancer. La plénière visera à présenter la pluralité des démarches d'intermédiation. Des travaux et evaluations scientifiques (seront présentés ou donnés en référence) :

  • via Esnet et le travail fait avec la FTU de Namur - travaux des chercheurs Gérard Valenduc et Patricia Vendramin : http://www.ftu-namur.org/ ,
  • via le projet PSAUME (Marsouin) dont il y aura la présence d'un chercheur sur la plénière,
  • via le CNRS Grenoble (pour Internet de Rue),

et d'autres sont les bienvenues.

Emmanuel Saunier --

le site des 5 epn parisien portés par des centre sociaux : http://epn.centres-sociaux-paris.org/

Emmanuel Saunier

L'exercice de style qui consiste a reconnaitre qu 'on a put se tromper ou en tout cas aller trop loin dans ses propos n'est pas chose tres simple à faire sur un wiki.
Tout mettre en bas laisserait quand même visible les marques d'exces en premiére lecture, tout effacer, serait priver le débat de ses fondements. J'ai donc pris une position médiane, en vous invitant à trouver plus bas mon mèl de ce jour, aux acteurs du Projet Internet de Rue que j'ai quelque peu malmenés dans le texte qui suit.
J 'espére ainsi , par cette auto régulation, pouvoir recadrer ce débat qui me semble fondamental dans notre société, là où il aurait du rester. J'en profite également pour présenter mes excuses à ceux que ces débordement auraient choqués.

Bonjour
Au risque de jouer un peu le poil à gratter, je ne suis pas convaincu que les acteurs pressentis sur cette thématique soient les plus aptes à évoquer l'intermédiation à travers les TIC. Nombre d'EPN à travers la France, et riche d’expériences, s’acharnent à faire venir dans leurs lieux les plus démunis.
Quelle que soit la nature même des expériences lancées par Emmaüs et ATD Quart Monde sur ce sujet, il faut souligner qu’il s’agit d’expériences très récentes et souvent peu abouties.
Il serait fortement pertinent, même si parfois le réseau EPN ne suffit, de s’appuyer sur des expériences de médiation existantes, et reconnues pour développer ce thème.
Et tout d’abord sur la définition méme des personnes éloignées : de qui parle t’on ? Uniquement des personnes sans abri ? Pour étayer mon propos de fait connu quelque exemple pratiques de ce qui existe et fonctionne

A Paris, 6 EPN fonctionnent dans des centres sociaux et s’adressent à des populations qui semblent correspondre aux critères.
L’association que je dirige Réseau 2000, mène toujours à Paris des activités d’insertion par l’économique dans le domaine des TIC.

Le fond de mon propos est de dire que dans la problématique actuelle d’initier et de ramener vers les NTIC, je ne vois pas l’intérêt de multiplier les dispositifs sans faire un audit sérieux de l’existant.

Je comprends bien la volonté d’ATD Quart Monde et d’Emmaüs de se positionner sur un créneau dont ils étaient absent, je ne comprend pas par contre l’éclairage artificielle qui est donné a ce travail, qui me semble être fait de plus au détriment de l’existant.


de bo je ne parlerai pas pour Emmaûs que je ne connais pas bien, mais je peux te garantir qu'ATD s'est préoccupé des TICs et des risques d'exclusion, et aussi d'opportunité pour renouer les liens sociaux bien avant la création des espaces. ATD faisait ceci avant qu'internet ne débarque, avec des micros dans la rue, avec un bus qui passait de lieu en lieu.


En clair il ne s’agit pas d’embaucher des acteurs connus des TIC sur un projet qui s’appelle " Projet Internet de Rue " pour revendiquer toute légitimité sur ce travail, il ne s’agit pas de faire financer des études par le gouvernement pour avoir une légitimité sur un travail qui est fait sur le terrain par des acteur depuis longtemps.

Dire que ce travail n’est pas suffisant est une chose, faire croire qu’il n’existe pas pour s’accaparer ce secteur est révoltant.

Puisqu’il s’agit ici de contribuer, je trouve la thématique plus qu’intéressante, mais la formulation du problème ainsi que les acteurs évoqués ici me semble plus proche de l’instrumentalisation de la communication que de l’approche d’une problématique forte.

La question centrale reste ici sur les effets pervers de la numérisation de la société, et il ne s’agit pas de balayer cela par un « nous les acteurs sociaux savons faire….. »

Emmanuel Saunier

Jean Luc Raymond -- Emmanuel, j'ai du mal à comprendre votre réaction. On n'a jamais dit que des gens avaient la science infuse en la matière, quels que soient l'EPN, telle ou telle association. Cela fait longtemps que ATD reflechit à cette question et Emmaus aussi. Ce n'est pas parce qu'on parle aujourd'hui de ces expériences que ces 2 associations ou d'autres ne font rien tout au long de l'année. C'est bien sur faux de dire cela. Il y a eu des actions dans le passé. Il y en aura maintenant et il y en aura sans doute dans le futur.
Tout le monde essaye d'avancer pas à pas sur ces questions en y apportant quelques modestes pierres. Et pour connaitre encore une fois Emmaus et ATD, ce ne sont pas des gens spécialistes de la communication.
Sur le Projet Internet de Rue proprement dit que je connais pour y être impliqué, nous avançons en mode ouvert, avec d'autres que ce soit des gens a Brest, des associations en Belgique, les gens du voyage en Essonne, l'association CREATIF... Ce n'est pas de la com., c'est de la pratique. Sur le terrain, les gens vont voir ce qui se passent dans les Points Cyb du Val d'Oise, les Centres sociaux à Paris...
Le projet ATD est de la recherche-action et je ne vois pas en quoi vous pouvez dire que ce n'est pas abouti. Vous pouvez lire ce qui se passe ici : http://reso.blogs.com/crealiens Tout le projet est telechargeable à gauche.

Pour les EPN et pour leur présence, c'est bien pour cela que comme l'an dernier, un animateur multimedia présent lors des rencontres pourra s'exprimer sur cette problêmatique et s'il a des choses à dire, bien entendu.

Le terme "exclus" est complexe et est multi-polaire ; je ne vous l'apprends pas. ESnet par exemple ne travaille pas exclusivement sur les sans-abris, c'est aussi le cas d'ATD, d'Emmaus ou d'autres. Reflechissons-y ensemble de manière constructive.


Emmanuel Saunier

Bon la question non posée mais qui ressort de la formulation de la presentation c'est :
__est ce que le territoire de l'inter-mediation sur Internet s'arrete aux professionnel de l'humanitaire ? est ce qu'il suffit d'être une acteur reconnu et d'avoir des volontés dans les TIC pour devenir efficient en la matiére. À l'heure où la question du devenir des animateurs EPN et des EPN se pose, est il pertinent de se poser en alternative à un systéme qui fonctionne. N 'est il pas dangeureux justement de deconstruire l'existant et de créer ainis une nouvelle forme de segmentation sociale ?


Bruno Oudet
Emmanuel il est intéressant de lancer ce débat. Plusieurs personnes invitées à parler dans la plénière sortent effectivement du cadre habituel des Espaces Publics et de leurs animateurs.
Mais il ne faut pas s'inquiéter. Nos amis belges qui viennent de lancer un grand projet d'accès public en parleront largement. Dans les salles les animateurs présents seront invité à parler de leurs expériences d'accueil des personnes marginalisées dans notre société.
Mais nous voulons aussi souligner, et ce sera le rôle des acteurs de terrains d'Emmaüs et d'ATD Quart-Monde, que pour ces populations il ne suffit vraiment pas de leur dire qu'il y a des lieux qui leur sont ouverts, des animateurs qui les attendent, il faut aller les écouter dans leur environnement, leur parler, et la visite aux points d'accès publics ne peut-être que la suite d'une , souvent longue, démarche d'intermédiation. D'où le projet Internet de rue qui se propose de valider sur le terrain cette démarche.


Il ne faut pas qu'il y ait d'ambiguité: nous (vous et nous et bien d'autres) travaillons pour la même cause, et je vous propose de continuer à dialoguer avec vous et d'intégrer vos contributions dans notre étude, et bien entendu de vous donner tout le temps de vous exprimer dans la plénière.

Emmanuel Saunier

Bonjour a tous les trois

Suite à vos mails, j’ai passé ce week end à réfléchir à lire. Moi qui ne suis pas spécialement un grand paranoïaque, je me suis demandé pourquoi j’avais réagi aussi violement comme le terme « attaque » employé par Bruno semble le souligner.

Certes il m’arrive d’être vif mais pourtant a tête reposée rien dans le projet Internet des rues ne devrait justifier cet état de fait.

Effectivement approcher des populations dans la rue, collecter des cas concrets, et le référencer sur un site Web, ce sont plutôt des choses que j’appelle de mes vœux.

Alors pourquoi après ma rencontre avec Monsieur Pinet me suis senti si, « trahi » quand j’ai lu par la suite le projet « Internet des Rues »? Pourquoi cet accès de colère en lisant le contenu de cette plénière.

Si je peut me permette et avec beaucoup d’humilité, il me semble que la méthodologie de « rencontres » que vous mettrez en œuvre a besoin d’être formulé de façon plus explicite. En effet je ne crois pas qu’on puisse comme vous le citez dans votre projet, au point C2.3 créer des point d’appuis sur des expériences tiers sans détailler précisément la démarche au risque de créer forcement des sentiments mitigés. Et plus précisément quand vous évoquez dans les retombés du projet «. Il proposera les points forts de cette démarche aux accompagnateurs de ces familles et plus généralement aux personnes impliquées dans la lutte contre l’exclusion. » Il est alors facile de s’imaginer « exclus » alors qu’on partage son expérience sans pour autant se sentir impliques dans la restitution si on est pas un acteur « labellisé » lutte contre l’exclusion.

De plus et ça c’est mon problème mais je vous le livre quand même, a ma décharge.) , nous démarrons dans peu de jour un chantier insertion, avec comme public 6 Rmiste, et 6 jeunes dont 3 sdf. Leur boulot sera de faire un site Internet montrant une vision différente du tourisme a Paris, et la formation qu’ils auront sera le passeport de compétence informatique européen. Je dois dire que le recrutement de ces douzes personnes et la tristesse avec laquel j’ai vu tous ces momes a la rue, m’ont plus marqués que je ne veux bien l’admettre, et ont certainement contribué a une irritabilité qui n’aurait pas du s’exprimer ainsi

Voila je dirais mon coté « obscure « de la force, et je vais minorer mon propos en public.

Tant que j’y suis il y a quand même autre chose que j’aimerai vous dire et ceux sur une vision prospective je l’espère plus constructive

Pourquoi segmenter journées des animateurs EPN et nécessite de l’intermédiation ?

Pour quoi le thème de la médiation n’est il pas centrale a ce débats sur les territoire du net ?

Si le fantôme de l’inter connections des réseaux technique semble s’estomper il n’en reste pas moins, que ça reste toujours un réel problème dans nos reseaux humain. Comme si "l’ingenerie de réseaux" voulu par les rencontres d’Autrans n’était une démarche que technologique, les « routeurs » humains peinant a suivre…… ; )

Certains prendront ce propos pour polémique et pour une remise e question de leur travail, il n’en est pourtant rien, il s’agit seulement d’un constat.

Sur cette plénière se retrouve donc bien reconstitué un réseau de travailleur sociaux se posant la question de l’accès des plus démunis au TIC. A cote on retrouve un réseau des EPN qui défend un vision bien claire de ce travail a savoir:

C’est un service municipal dans sa majorité, nous animateurs n’avons pas pour vocation de faire de la formation et encore moins un travail social, nous sommes la pour effectuer des missions de sensibilisation et d’initiation. Je schématise un peu le propos bien sur.

Et tout le monde de se mettre d’accord sur ce constat, et de dire puisque le réseau des EPN ne suffit pas à la demande aux acteurs sociaux il faut créer une médiation.

De fait chacun se retrouve donc avec ses prérogatives et missions habituelles. Pour fréquenter le domaine du travail social, il est trop évident que les actions restent dans les réseaux qui les ont crées, Ces réseaux ne parlent que peu aux autres et cette plénière a sa façon en est une démonstration.

Mais plus loin que ça il me semble que l’objet ici n’est normalement pas de rajouter un EPN comme équipement municipale adossé a la bibliothèque ou de créer une salle informatique comme annexe de l’activité sociale, l’objet ici devrait etre de contribuer a la création d’un nouveau type de lieu. On le voit a travers l’expérience des centre sociaux a Paris, les point d’accès situes dans des centre sociaux souffrent globalement des même « aléas » que les autres. Souvent les animateurs pas assez formés de façon transversale ne peuvent répondre a des problématique comme aider à la rédaction du CV, qui d’après notre expertise reste la demande numéro 1 dans les EPN ou assimilé ou si ils le peuvent se condamne a ce type d e mission sans pour autant aborder des point vue plus technoïde, ou encore liés au droit, ou encore à la culture.

Il est également intéressant de constater que ces spécialisations des EPN sont le reflet des structures qui les portent. Ici on s’intéressera plus aux logiciels libre, la au travail social, la enfin a l’accès aux savoirs et a la culture, la encore à l'e-administration.

Force est de constater, que la transversalité n’est que rarement au rendez-vous.

Pourtant et les études européennes sur la e-inclusion le prouve, la fracture numérique se résume de plus en plus a une fracture sociale. Faut il pour autant, au détriment de cette transversalité tant souhaité ne plus faire que du social ? Et laissé comme le fait l’état le passage a la e-administration et les coûts qui y sont liés a la seule charge des familles qui le pourront ?

Faut il laisser la médiation sur l’innovation technologique au seul secteur marchand ?

Ne risque t’on pas la de segmenter la fracture numérique et de créer de nouvelle forme d’exclusion ?

A l’heure ou la disparition programmés des aides, des emploi jeunes, met en péril a terme le dispositif de point d’accès public, au moment ou les élus locaux ayant « hérité" du bébé se pose de plus en plus la question de la pérennité du dispositif, il me semble que bien au delà de la simple question de l’intermédiation vers les personnes les plus éloignées du dispositif, est malgré son intérêt réel une réponse fragmentaire a la situation.

Il me semble que vos travaux pourraient intégrer une vision d’un espace public ayant pour mission, d’être ;

Un lieu d’accès au droit

Un lieu de formation et d’accès a la formation

Un lieu d’accès aux savoirs et à la culture

Un lieu de socialisation.

Un lieu de médiation sur l’innovation technique

Un lieu de services et d’aides au tiers secteur associatif et au tissu locale

Ce » super EPN » pour lequel je plaide serai ainsi intégré dans un territoire avec des missions tant de services publics et de lieu social que de services aux personnes et aux structures.

Ainsi un même lieu qui aborderait transversalement tous les aspect de la fracture numérique serait un lieu de convergences des réseaux.

Parmi les mission

Celle de service public financé par la collectivité aborderai les thèmes de l’accès au savoir l’accès au droit, la médiation vers la puissance public au sens large état collectivité.

Celle de formation et d’accès a formation via notamment les P@T serait financé soit par des dispositif types chantier école, chantier insertion, P@t et serait en mesure de réduire l’exclusion dans le domaine de l’accès au travail.

Tout cela financerait en partie les activités de socialisation et permettrai de conserver un niveau assez poussé en terme technologique chez les animateurs du lieu.

Enfin le service et l’aide permettront de travailler sur la fracture numérique tant chez les associations que les commerçant et artisans tout en fournissant des ressources annexes à la structure., on peut ainsi facilement imaginer des prestations de services type nous créons votre site sous Spip, ou nous vous formons a tenir un compta sur un tableur.

Ce schéma économique que je devrais développer un peu plus fonctionne, plutôt bien, et par plusieurs aspect tant la diversité et la mixité des financements, permet de garantir la pérennité de l’action.

Le schéma social quand a lui permet de mixer les publics mêmes les plus éloignés et de favoriser ce fameux lien social.

Cette place unique a la convergence de réseaux en fait un équipement municipal, social et culturel, formidable reflet de ce que devrait être la société de l’information.

Certes il ne va pas être facile de promouvoir ce schéma mais pour autant il s’agit aussi d’une formidable opportunité de développer de nouveau métiers, de nouveaux savoir faire, de nouveaux usages.

Je continue à suivre avec cette passion parfois exubérante, la face visible des travaux de l’Internet des rues, et des acteurs sociaux dans le domaine des TIC, mais j’aimerai tellement qu’on arrive à aller plus loin dans le domaine de la transversalité


Bonjour. Comme je l'ai dit rapidement sur la pages Territoire des joueurs, je connais (un peu) les Epn. J'ai bien compris que ces derniers temps leur avenir était mis sur la sellette. Quelqu'un ici a t'il connaissance des arguments des tenants de la dissolution de ces espaces ? (du genre un dossier). Merci par avance pour les réponses, ce type d'information m'intéresse vraiment.
Je suis en effet (naïvement certainement...) un peu surpris de voir disparaitre le seul lien finalement qu'ont les populations "en situation non favorable" non pas forcément avec l'accès (ce sera vite un détail à mon avis - cf éventuellement Wifi, Mininet, prix Pc en chute libre), mais surtout avec l'apprentissage de l'usage, ce dont le système éducatif sauf miracle ne devrait pas se montrer capable avant pas mal de temps (difficultés et peurs à appréhender les TIC de la part des classes d'âges chargées de l'éducation, extrême difficulté et risque politique des réformes, coût élevé des investissements en formation et matériel si décision dans ce sens prise).
Sans compter que dans le cadre d'une démocratie plus participative au niveau local (d'une manière ou d'une autre, nous n'y couperons pas à mon avis), les epn pourraient si les moyens sont mis jouer un rôle important (je ne vois pas d'autre lieu "géo-localisé" au niveau des quartiers pouvant jouer ce rôle, et bien que pas encore certain de ce point, je crois que l'ancrage dans un lieu physique de ce type de fonctionnement est important). Mais bon, je débarque... ,-)
Donc merci par avance pour vos informations. jmr


Ce que j'avais compris, c'est que cet atelier se proposait d'explorer de nouvelles voies pour lutter contre l'exclusion avec le support de TIC. Si quelqu'un avait la solution pour mettre fin à l'exclusion, il est probable que cela se saurait. Les EPN et d'autres, beaucoup d'autres, ont tenté des choses intéressantes, sur lesquelles il serait de fait intéressant de faire un bilan et d'en tirer toutes les avancées, en examinant à quelle(s) population(s) elles se réfèrent.

ATD Quart Monde a démarré en 1957 avec les familles les plus pauvres et avec les actions informatiques dans les années 1980, comme l'attestent différentes publications. Certes, nous avons d'abord développé des actions avec les enfants. Aujourd'hui, les avancées des technologies permettent des choses nouvelles, en particulier avec des adultes. Les uns et les autres -par exemple dans le domaine de la lutte contre l'illettrisme- découvrent que l'ordinateur permet de sacrées avancées.

Ce qui personnellement m'intéresse, ce n'est pas la polémique mais le fait de faire le point, de mettre en commun nos pratiques, nos savoirs-faire pour que des personnes concrètes sortent de la galère où elles se trouvent. J'espère que cet atelier nous permettra de faire un pas dans ce sens.

Pour information, voir http://www.itu.int/wsis/stocktaking/scripts/search.asp?lang=fr et taper, dans les Objectifs de développement pouur le Millénaire 1 - Réduire l'extrême pauvreté et la faim

Jean Pierre Pinet

Emmanuel Saunier

Jean-pierre

Je regrette que vous limitiez ainsi mon propos. Pour la petite histoire, je vous rappelle mon mail du 26 janvier dernier ou le ton était tout autre.

Vous abordez avec raison la question des publics ainsi que celles de la mise en commun des pratiques confrontés aux nouveaux usages des TIC

Mon propos porte très exactement sur ces trois points, et sur la formulation de cette plénière qui d’une certaine façon semble opposer activités des EPN et activités vers les publics les plus éloignés.

Tout d'abord sur ce point , méme si tous semblent reconnaître que les animateurs EPN ont un place centrale dans le développement des usages, ils ne sont que peu associés à une réunion qui de plus ,aura lieu le samedi matin et restera confidentielle entre les acteurs pressentis. Comme le dit Jean Luc malheureusement le gros des troupes est parti le samedi matin. Il semblerait que le propos soit ainsi de dire que par rapport aux situations auxquelles les volontaires d'ATD, ou d’autre structures sont confrontés les points d'accès sont insuffisants. C’est parfois vrai mais pour autant il me semble que c’est en avançant avec les EPN sur ce point, sur ces points qu’on pourra avancer, tous ensemble comme vous semblez le souhaiter. Je regrette ce manque de transversalité dans l’approche d’un problème aussi important. parce que des pratiques existent déjà dans des EPN, y compris vers des publics très éloignés. Les choses sont certainement a améliorer et pourquoi pas en travaillant avec des acteurs que vous citez, mais je ne pense pas qu’il faille encore une fois re-inventer un ‘EPN Social » même itinérant.

Les point que vous abordez notamment l’alphabétisation, l’écrit public, font l’œuvre d’expériences quotidiennes effectivement dans de grosses structures mais aussi dans de très petites, et ses expérimentations sont très avancés, et je dois le redire beaucoup plus avancés dans des structures type EPN que chez les partenaires usuels. Ceci à des raisons, l’urgence des situations sociales, la prise en compte tardive des TIC, et surtout des usages, le manque d’expérimentations actives…. Par exemple et à ce jour combien de structures qui font de l’alpha refusent encore de prendre en compte la dimension TIC par manque de formation, de temps ou de connaissance des outils ? Beaucoup.

En effet la question des usages restent centrale a mon propos, soyez convaincu que les usages restent beaucoup plus développes dans les EPN a ce jour.

Est-ce qu’il faut pour autant faire suivre le mouvement social ? Oui et dans cette démarche vous avez entièrement raison.

Est-ce qu’il faut pour autant sortir l’EPN de son rôle centrale, je ne le crois pas Faut il par contre faire évoluer l’EPN comme le propose mon propos ci dessus j’en suis convaincu, et c’est en ce sens que je vous avez reçu début janvier 2004 jean pierre et que j’avais cru que nous pouvions adosser nos actions.

Pour autant je remarque qu’au niveau local il est facile de monter des opérations avec Emmaüs, secours catho , secours populaire , bref tous les acteurs sociaux, et des qu’il s’agit de passer a un niveau régionale ou au niveau des fédérations cela devient très dur. Une partie de mon propos était aussi de souligner cela, et de dire qu’une plénière comme celle-ci devrait pouvoir permettre la mise en place de dynamique, de croisement a commencer par sa formulation et par la nature des ses invités. Ça ne me semble pas être la cas

Enfin sur le question des publics, il est certes fondamentale d’amener les plus éloignés vers les TIC, pour autant comment définit on dans une société française en marche vers la administration ces publics ? Qui sont ils ? Ne sont ils pas de plus en plus contraint et forcés de se confronter au TIC ?

Il y aurait de fait et d’après vous des publics qui ne passe pas la porte des EPN et ne vois pas l’intérêt d’utiliser les TIC ? C’est très certainement vrai. Il faut donc d’après vous développer une méthodologie particulière pour ce public, qui ne passera pas par des points d’accès publics. Et vous faites une expérimentation la dessus parfait !

Je ne prétend pas ici donner de leçon, ni detenir l'arme fatale contre l'exclusion comme cela a été dit, je souligne juste le trait qui consiste a segmenter les actions et les publics et perdant par contre en cours de route la dynamique et les acquis de l’expérience et je trouve cela dommage..

Mais effectivement comme on me l’a fait remarquer ce n’est peut être pas le lieu, pas le propos, peut être devrais je organiser un atelier sur ces thématiques, d’autres lieux existent pour prendre la parole.

Simplement je ne m’explique pas la démarche qui consiste a avoir le mercredi une journée avec les animateurs EPN, et le samedi une thématique sur l’intermédiation dont est quasi absente la dynamique EPN, comme si tout cela n’était pas en réseau.

Il m’aurait paru plus qu’intéressant d’aborder la thématique sur l’angle « comment travailler ensemble » plutôt que celle du « il ne suffit pas d’ouvrir des point d’accès public …..» et que les choses soit formulés comme tel

Jean Luc Raymond -- Emmanuel, les différentes démarches ne s'opposent pas, encore une fois. Je précise qu'Autrans a été l'une des premières manifestations publiques nationales de l'internet public à donner la possibilité à des animateurs multimédias (quels que soient leurs réseaux et hors réseaux) et leurs régions de se rencontrer et de participer activement aux Rencontres. L'an dernier, un animateur multimédia d'un Point Cyb a participé à la plénière du samedi. C'était une volonté. Les animateurs sont libres de participer aux plénières et aux ateliers. Cela a été bien entendu le cas dans le passé et ce sera le cas cette année. Toutefois (personnellement), je ne suis pas pour le corporatisme des EPM en général et les publics et les acteurs d'Autrans sont divers et variés. Ce n'est pas une manifestation orientée accès publics à l'internet. Ce n'est pas sa mission, ni sa vocation. Mais comme toujours à Autrans : la parole est ouverte à ceux qui souhaitent la prendre dans l'élaboration, la préparation et les discussions in situ... La preuve en est avec votre discours!

Emmanuel Saunier juste un mot si par "corporatisme desEPM"vous entendiez dans mon propos: doctrine prônant une "troisième voie" entre le capitalisme sauvage et le socialisme qui exalte la lutte des classes, le corporatisme cherche une solution à la question sociale,selon nos amis suisses ( http://www.dhs.ch/externe/protect/textes/f/F9931.html) vous n'aviez pas tort. si par contre il s'agissait de le limiter a une revendiquation d'existence alors qu'il pronait une transversalité et une interconnection des réseaux a travers l'experiénce unique des EPN, je crois qu 'on ne s'est toujours pas compris. mais on y arrivera ; )

Jean Luc Raymond -- Je ne l'entends pas dans un sens politique. ce n'est pas mon propos. je parlais du sens commun : via le sens etymologique, tout d'abord (XVIIe) : «association d'artisans groupés en vue de réglementer leur profession et de défendre leurs intérêts», Corporatisme : Organisation économique et sociale de type corporatif; la doctrine qui préconise cette organisation. Sur ce point precis, c'est MA vision, pas celle de la pleniere... donc, il n'est pas question d'avoir tort ou pas.

Emmanuel Saunier Jean Luc, il n'est pas question d'avoir tort ou pas , juste de dire que mon propos n'est pas , comme vous le sous-entendez- lié a une forme de corporatisme, ce qui de plus au sens ethymologique est assez péjoratif.

Je le redis et c'est un angle de vue qui n'apparait pas dans la pléniére mais c'est aussi UNE conception de la chose . Mon propos est de defendre ici "une transversalité et une interconnection des réseaux a travers l'experiénce unique des EPN". Je ne suis pas attaché à l'existence d'un label ou autre, par contre je crois fermement en l'impérieuse necessité d' équipements a caractére transversaux dédiés aux TIC. Vous savez comme moi que chacun , commune, departement,etat, europe,ong, association à sa vision de la democratisation de l'accés au TIC. ( quand il y en à une , bien sur ; ) ) Et a chaque fois on ré-invente l'existant avec sa griffe repondant à ses besoins.

Dans nos débats ici ou par mail , vous refusez d'aborder le terrain politique au sens premier, pourant c'est bien de ça qu'il s'agit: quel type d'équipement ? quel type de dispositif ? animé pour qui ? animé par qui ?

Je n'ai peut etre pas assez dit tout le respect que m'inspire le travail des ONG. mais regretter l'absence de transversalité n'est pas nuir !!

Plus haut je posais les questions suivantes:

est ce que le territoire de l'intermediation sur Internet s'arrete aux professionnels de l'humanitaire ?

est ce qu'il suffit d'etre une acteur reconnu et d'avoir des volontés dans les TIC pour devenir efficient en la matiére ?

Sans rentrer dans le corporatisme , je pose pourtant le débat sur la professionnalisation non seulement de l'accés public mais aussi dans l'intermédiation sur l'accés au TIC.

Il me semble que cette pléniére devarit aussi poser toutes ses questions

Jean Luc Raymond -- Pour rassurer Emmanuel, Esnet prend en compte des actions de l'acces public a l'internet en Belgique depuis plusieurs annees, Emmaus fait de l'acces public a l'internet, Psaume est un projet qui concerne l'acces public... "est ce qu'il suffit d'etre une acteur reconnu et d'avoir des volontés dans les TIC pour devenir efficient en la matiére ?" cette phrase me gene ; elle sous-tend que les ONG ne sont pas efficientes en matiere de TIC... Suivez les travaux du Digital Divide Network par exemple et vous verrez qu'il n'en est rien. Chacun a son approche ; les aproches sont complementaires... J'etais cet apres-midi en banlieue dans un quartier dit "difficile" et j'ai pu voir l'action vraiment de terrain et competente de la Croix-Rouge en matiere d'acces public a l'internet avec une situation locale loin d'etre evidente. Ca aurait pu le travail de la municipalite, d'une association... Ca n'aurait pas change grand-chose pour moi. L'important c'est de voir ce qui est produit, ce qui se produit, si c'est benefique... et localement, pour ce cas precis, une vraie action quantifiable et qualifiable, evaluee fonctionne. Je ne suis pas arrive sur le lieu avec des idees preconcues parce que c'est La Croix Rouge ou la municipalite ou la mediatheque. Je suis ressorti de cet endroit assez epoustoufle parce ce que j'ai vu et constate.

Emmanuel Saunier Je ne suis pas inquiet Jean Luc, mon propos n'est pas de dire "il n'y a pas de representant de l'accés public". Mon propos est de regretter le manque de transversalité. Quand je pose la question de l'efficience , je ne sous entend rien. Je dis et je le constate comme vous sur le terrain, que chacun réinvente a sa façon quelque chose qui a eu suffisament d'experimentation pour qu'on puisse en tirer une méthodologie COMMUNE. je pose également la question de la professionalisation. ATD quart monde à travers le projet "Internet des rues" à eu l'intelligence de s'associer les services de quelq'un comme vous, connnu par son travail dans les EPN et formé aussi à cette ecole. C 'est un premier pas interessant, qui a mon sens, devrait faire école. Ce que je voulais dire c'est qu' on n'improvise plus les dispositifs de democratisation de l'accés aux usages des TIC comme il y 4 ans. Ce n'est pas vrai partout mais c'est encore d'usage de "bricoler " et forcement chez les nouveaux arrivants dans CE dispositif.

Mais on fait mon plus grand regret , c'est d'avoir d'un coté les animateurs EPN et de l'autre la necessité de l'intermediation.

Dans tous les cas de figures on parle d'acces publics, d'usages, d'intermédiation, d'insertion , juste on sépare les intervants . d'un coté chercheurs et ONG de l'autre les animateurs multimédia. Je pense qu 'il est grand temps d'élargir les partages de ces connaissances hors des réseaux d'influences, de compétences ou de pratique d' intel et d'intel : )

C 'est un peu tard pour 2005 mais il me semble que 2006 devrait réserver une journée compléte autour des usages d'internet dans des demarches d'insertion, d'accés au droits, d'usages publics, en regroupant tant les animateurs de tous les typologies de site d'accés public, que les chercheurs, que les "laboratoires d'experiences". Ce serait aussi la possibilité, comme ce n'est pas beaucoup le cas de faire se rencontrer les structures , des acteurs nationaux, européen ou mondiaux qui partage les mémes objectifs dans la cadre de structures différentes

ce serait un beau projet utile non ?

Jean Luc Raymond -- Plus je passe du temps sur le terrain, (et depuis le debut de la semaine, je suis a fond dedans), plus je me dis que ce que vous appelez "transversalite" existe sur le terrain localement - pas toujours - mais ca existe et que le point d'attache n'est pas constitue par les TIC (observation concrete sur 3 lieux fort differents). Le travail sur l'intermediation est d'abord vecu localement et les differentes approches n'ont pas de methodologie commune... Et je dirai tant mieux car il s'agit de publicS et non d'un public. Pour Autrans, les intervenants ne sont pas separes. Les gens qui sont a la pleniere travaillent TOUS sur le terrain, soit comme observateurs, soient comme acteurs. Pour "internet de rue", je ne suis pas arrive en aval sur le projet car j'ai participe a son elaboration avec d'autres. je ne suis pas quelqu'un de l'ecole des EPN, pas du tout meme, je suis desole vous le dire... Les EPN, c'est 5 ans de ma vie (et durant ces 5 ans, les EPN n'ont pas represente 50 % de mon temps de travail et d'action)... mon experience professionnelle anterieure a vraiment tres peu de rapport avec l'acces public a l'internet. Mais, ce n'est pas le sujet. La pleniere n'est pas centre autour de moi et surtout pas et elle n'est pas centree non plus autour du projet d'ATD. Je ne crois pas qu'il soit necessaire de venir du monde des EPN pour travailler dans l'acces public ou dans l'intermediation des TIC. Les profils sont fort divers et je crois plus a la capacite de se former, au sens du contact, a l'accueil et aussi a la motivation. Les personnes les plus novatrices a mon sens (qui sont encore a ce jour dans l'acces public) ne sont pas issu initialement des TIC et ont des parcours atypiques. C'est ce qui fait aussi le charme du secteur mais aussi est source de difficultes. Autrans permet ces rencontres de gens de differents milieux, de differents profils, qui ont des missions differentes... Ces rencontres le feront depuis 9 ans et sans dute aussi en 2006.

Jean Luc Raymond -- pour des raisons personnelles, ce samedi 8 janvier, je me desengage de l'organisation de cette plénière.

Dernière modification le lundi 21 février 2005 11:46:28