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Coller Ensemble Comme Ceci

Participation aux rencontres

Pour répondre aux sollicitations de Bruno concernant une plus grande participation à Autrans, j'ai ressenti en tant que novice non pas un fossé numérique tel que celui qui a été évoqué lors de la table ronde sur ce sujet, mais une fissure numérique entre les participants aux rencontres avec
ceux qui publient (ou ont publié), qui dirigent (ou ont dirigé) telle ou telle recherche, qui citent X ou Y comme des amis,
et celui qui n'ose pas participer car il n'a pas de telles références à faire valoir.

On retrouve alors un des premiers thèmes présentés lors de ces rencontres :

IL N'Y A PAS DE CONNAISSANCES SANS UNE RECONNAISSANCE !

A la manière des exemples d'ATD quart-monde, au dela des institutions, il y a le plaisir de partager, d'avoir participer aux communs évoqués par Thierry Gaudin dans sa présentation.

J'utilise un pseudo non pour me cacher mais pour mettre en pratique le principe suivant :

AU DELA DES INDIVIDUS, IL Y A AVANT TOUT DES IDÉES.

Ensuite, une participation plus active nécessite une réappropriation de l'image que l'on projette. Heureusement, la présentation de Georges Chatillon sur les données personnelles lors de la table ronde "Droit et échange de savoir" m'a rassuré sur ce point.

Lors de l'atelier sur l'intelligence Collective, Richard Collin a évoqué le fait qu'il fallait mettre l'individu au coeur du système d'information.
Je me suis interrogé sur ce sujet et je souhaite faire partager les conclusions personnelles suivantes :

  • cela nécessite d'accepter une logique floue, l'imperfection avec la conscience de cette imperfection du système.

(A cet égard, l'exemple de Wikipedia est significative. Même si il y a des déséquilibres entre les sujets, les langues, cette encyclopédie existe et rend des services à un grand nombre.)

  • cela ajoute une dimension émotionnelle, spectaculaire (que l'on peut rencontrer dans les jeux vidéos, même si le lien entre jeu vidéo et TIC n'est pas toujours évident) au système d'information.

La présentation du web sémantique m'a effrayé avec la crainte de voir apparaître un

WEB À 2 VITESSES :

le web actuel (non sémantique) et le web sémantique. Le passage entre les 2 oblige-t-il à reprendre les pages existantes pour y ajouter une "couche sémantique" ?
Cela ne peut-il pas être fait par des machines (le web sémantique devait contribuer à faciliter la vie), même si l'on peut accepter les imperfections dans la mesure où le système de "sémantisation automatique" inclurait les moyens d'amélioration ?
Cette proposition vise à répondre à la question plusieurs fois abordés de la relation de la connaissance au temps : intelligence collective vue comme une accumulation de savoir dans le temps, questions sur l'archivage...

Pratique et politique

Si l'on est impressionné par l'esprit qui anime les québecois qui ont souvent été cités en exemple et avec la participation communicative de Mario, l'intervention de Mme Marie Arena, en préambule de la table ronde sur "territoires, réseaux et fossé des connaissances" a démontré que l'on pouvait retrouver ce type d'esprit encore plus près de nous.
Lors de cette intervention, ont été évoqués le partenariat privé-public et les moyens à mettre en oeuvre pour offrir un accès pas forcément individuel mais au plus grand nombre à Internet.

Sur un volet plus politique, je proposerai de remplacer la règlementation qui, au delà de l'amortissement financier, demande aux entreprises de démanteler leurs vieux ordinateurs et de recycler physiquement le matériel, par une incitation au RECYCLAGE MORAL en mettant ces MACHINES à disposition des associations, des collectifs pour que comme dans la nature, les matières en décomposition constituent l'humus sur lequel se développent les nouvelles pousses.

Dans le Vercors, je garde le coeur VerT.

Dernière modification le dimanche 11 janvier 2004 10:34:48