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Bruno Oudet /Wiki Courrier

Bonjour Bruno, je suis surpris du ton que tu emploies pour parler de l'odieuse manœuvre des pros brevets:"Lire aussi un texte concernant la prochaine réunion à Bruxelles qui pourrait aborder la question des brevets logiciels” . On a l'impression que cette information est anecdotique... d'un seul coup j'ai l'impression que la déclaration arrive bien tard et ne sait pas être tranchante. C'est dommage car j'ai l'impression qu'Autrans devrait dépasser le stade de l'autosatisfaction permanente pour savoir aussi faire son autocritique... Michel Cartier l'avait pourtant dit en inauguration de ces neuvièmes rencontres "mais que font les Français". J'avais juste besoin de le dire calmement-- Mathieu Coste


Tu peux modifier le texte que j'ai mis en première page. Le mien n'est peut-être pas bon. Ce que je ne souhaite pas c'est que l'essentiel de la page d'accueil du wiki soit prise par une page web incrustée. Pour l'autocritique d'Autrans, tu peux détailler tes idées. bo


Bonjour de Bruxelles, Samedi 20 15h32

J'ai posté un texte de discussions sur la thématique "internet, territoires et les marges" hier je ne le retrouve plus, j'ai peut-être fait une fausse manip merci de m'aider dans le recherche

sinon le revoilà, pour commentaires ouverts

Quelques réflexions sur internet et les territoires en marge

On assiste depuis le déploiement de l’internet à une nouvelle représentation des marges des territoires, ou, plutôt, de celle des territoires « en marge », tels que nous les avions connus dans un passé encore récent.

C’est ainsi que quelques thématiques croisées permettent d’appréhender la réalité du couple « territoire-internet » pour l’espace européen, comme pour tout autre. Nous pourrions les explorer lors d’Autrans 2005.

1. Le premier axe de réflexion serait celui de la figure d’un territoire géographique déterminé, prenons l’Europe ou l’Amérique latine, borné par des frontières physiques, et qui ne recouvre plus nécessairement le territoire virtuel façonnée par les réseaux numériques.

Il est bon de rappeler que notre conception du tracé frontalier est moderne et que la thèse des « frontières naturelles » n’a guère plus de deux siècles. Auparavant, on pensait le territoire en terme de marches et de places fortes, ce qui donnait des contours beaucoup plus flous. Aujourd’hui, quand les Européens pensent à leurs frontières, il s’agit encore de frontières nationales. Rappelons que l’essentiel du domaine public français est surtout situé hors du continent européen, avec l’outre-mer. L’Europe existe aussi dans le monde par la francophonie, l’hispanité, la germanité, la slavité, le commonwealth, etc. Politiquement, l’Union européenne s’élargit par l’adhésion d’États nationaux et non par effacement de leurs frontières.

La novation qu’a introduit internet est la remise en question du périmètre de compétence traditionnel des Etats. Il a été, en quelque sorte, marginalisé, au niveau de la gestion des codes de pays géographiques, ccTLDs (comme le .fr) ou de l’allocation des adresses IP, et cela sans accord international.

Le débat est d’actualité au niveau de la deuxième phase du Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI) en préparation du Sommet de Tunis fin 2005. Il s’agit d’affirmer ou de dénier la souveraineté des Etats sur la gestion de la ressource internet au niveau national, voire régional, au profit d’un dispositif socio-technique global.

2. Une autre dimension serait celle d'une nouvelle image des territoires traditionnels, pays, régions, continents, qui se serait progressivement modifiée depuis le déploiement de l’internet. Une nouvelle représentation spatialisée, en expansion ou en rétrécissement, et que l’on appelle la globalisation.

La réflexion sur le lien entre globalisation et internet est nécessaire. Internet reste la figure de la synchronisation globale qui suscite, comme le dit Peter Sloterdijk « une routine de l’expansion...qui produit des globes » lorsqu’il rappelle que le terme « global » vient du Moyen Age, de la création des globes utilisé par les papes pour visualiser l’étendue de leur pouvoir. Sur le phénomène, voir, en particulier, le site de Martin Dodge : http://www.cybergeography.org/ 3. La troisième dimension à explorer serait celle des asymétries et des distorsions introduites par internet. Sans aborder les aspects commerciaux et technologiques de la connectivité et des capacités large bande ou de dorsales, bien évidemment inégalement distribués, il faut remarquer que de nombreuses asymétries sont liées à la gestion du cœur de réseau. Les graphes du site de Martin Dodge le démontrent bien. Au niveau du routage majeur, il faut rappeler que sur les 13 serveurs racine de l’internet, 8 sont au US, 1 au Japon, et 2 sont en Europe : un à Londres géré par l’organisme RIPE situé à Amsterdam, l’autre est en Suède, dans la banlieue de Stockholm, géré par le NIC suédois. Ce facteur a induit à travers le temps une autre asymétrie, celle des nœuds d’accès et des grandes dorsales qui naturellement ont amplifié le phénomène de connectivité dans les zones de proximité des serveurs racines historiques. Il contribue à ce que la perception des territoires traditionnels se brouille dans un contexte de globalisation. On pourrait considérer qu’il y a un effet « banane bleue » de l’internet, rappelant les controverses de géographes sur la dynamique européenne, construite ou réelle, de la fin des années 80.

4. Enfin, l’internet a sans doute permis l’émergence des « marges des territoires», comme la mise en lumière de communautés aux confins de l’Europe, de communautés dites « orphelines ». Le livre récent de l’écrivain autrichien Karl-Markus Gauss « Voyages au bout de l’Europe » met en évidence ces populations oubliées qui ne sont ni des Etats, ni des minorités reconnues : les séfarades de Sarajevo, les arbérèches de Calabre, les Aroumains de Macédoine, les populations allemandes de la Gottschee entre la Slovénie et la Croatie, les Sorabes en Pologne. L’auteur relate que ces communautés revivent en partie grâce à l’internet par la diffusion d’archives et des documents autrefois perdus et retrouvés aux Etats-Unis, ou en Asie où les communautés se sont progressivement installées durant le siècle dernier. Pour conclure, et du point de vue artistique et culturel, il faut relever que des expositions virtuelles sur internet font émerger des collectifs d’artistes peu connus. Un exemple très parlant est celui des slovéniens du groupe collectif NSK qui ont créé un Etat virtuel avec des installations de très grandes qualité, voir : http://www.nskstate.com/ Le groupe est maintenant exposés lors des biennales internationales. Richard Delmas, Novembre 2004


Très bonne contribution, j'espère qu'une mauvais manip ne va pas la faire disparaître! Mais peux tu aller plus loin en nous disant ce qu'il faudrait rajouter dans le programme actuel (au niveau des plénières ou des ateliers) pour mieux traiter les sujets que tu proposes. Ou est ce que ton texte ne devrait pas alimenter les réflexions de nos penseurs "invités" qui débattront le premier matin? bo


Bonjour,

Je suis bien sûr intéressé pour venir à Antrans en janvier 2005 pour présenter Wikipédia qui a beaucoup grandi et changé depuis l'année dernière.

Cordialement, Yann Forget


Vas sur le wiki, propose une intervention en plénière sur le thème communauté de pratiques. On verra par la suite ce que l'on fait. BO


Tu vois Bruno, sur un sujet comme celui-là si l'on ne veut pas qu'Autrans soit un simple fourre-tout il faudrait bien s'arrêter sur ce qui dans une communauté de pratiques fait ''territoire"... autrement dit la frontière (élément constitutif du territoire)... question où est la frontière de la communauté wikipédiste ? N'y-a-t-il pas des frontières de langue -- oz


Bonjour, je ne sais pas si c'est la bonne procédure (que celle d'écrire dans votre page !!) pour vous poster un mot mais je viens de m'inscrire dans votre communauté, vous ayant rencontré à Paris lors de la remise des labels Ville-internet. Je suis venu à Autrans il y a déjà quelques années, et bien que voisin, je n'y ai pas remis les pieds depuis, honte sur moi ! La contribution des Inforoutes pourrait être dans la pleinière 2 si j'ai bien lu...j'ai encore quelques difficultés à naviguer sur ce touffu blog ! et je n'arrive pas toujours à retrouver la page que j'avais quelques minutes avant....Je n'ai pas encore trouvé le moyen de réagir dans la page "Programme VO" mais peut-être est-ce mieux comme ça pour ne pas faire de c.. et effacer le travail des autres ! Bon un exemple de département rural, mais encore ? Nous avons fait beaucoup de choses depuis maintenant presque 10 ans et bien sûr de bonnes et de moins bonnes... Des réussites dans les domaines plutôt classiques (accès internet, écoles, accès public, connexion des mairies) des échecs dans d'autres plus pointus (applis de travail coopératif en ligne pour les entreprises ou collectivités) , des doutes sur l'anticipation technologique (infrastructure de haut débit pour le rural). Bref, je suis tout prêt à contribuer à préparer avec vous une intervention à Autrans 2005, mais je souhaiterais un cadrage un peu plus serré. Guy Frery

Bonjour Guy, il semble que vous arrivez déjà très bien à publier sur le wiki et même à utiliser des pages wiki de courrier. Si vous allez sur le nouveau programme (version V1 au format pdf) vous voyez la plénière du vendredi matin. Il y a place pour des descriptions d'actions locales venant de la base et enouragées (ou pas) par les collectivités territoriales, on parle d'internet de voisinage. Je suis sur qu'il doit y en avoir en Ardèche.
Il y a aussi de la place pour un document/étude sur l'efficacité de votre programme évalué 10 ans de sa création. C'est ce que nous essayons aussi de faire pour le Vercors afin de le présenter d'une façon ou d'une autre à Autrans. Discussion à suivre donc. Et pourquoi pas sur cette page avant d'en donner une plus grande visibilité sur le wiki bo

Bonjour Bruno,
1) j'ai commencé à éditer une "fiche territoire" pour les inforoutes, mais en fait de fiche je crois que j'ai modifié le modèle, comment fait-on pour créer juste une fiche ?
2)A côté de la plénière 2, nous souhaiterions intervenir dans l'atelier "actions innovatrices" sur la problèmatique de haut-débit. En effet, à côté du Mmds, la politique du Sivu est désormais de conjuguer les technologies et de monter des solutions au plus près du terrain (mmds, ou mmds+wifi ou satellite+wifi) avec un tarif unique. Guy Frery


Bonjour Bruno,
Merci de prendre en compte dans la prochaine versionpdf du programme la refactorisation de l'atelier Cartographie - SIG territorial en Nouvelles Frontières, Nouvelles Représentations : Nouveaux Pouvoirs ?. L'explication de ce changement est simple : il y avait un vrai quiproquo. Je n'aimais pas beaucoup l'ancien titre de cet atelier tel qu'il était affiché (Cartographie - SIG Territorial). Cependant, l'idée de l'organiser conjointement avec Michel Bondaz me permettait d'imaginer que, à nous deux, nous rattraperions le coup pour entrer véritablement dans le sujet (les utilisateurs-producteurs d'information et de nouveaux territoires, nouvelles frontières réticulaires, etc, etc,). Me retrouver avec Jokyo Création que je ne connais pas, dont l'activité est certes respectable mais dont les productions sont essentiellement destinées à la propagande des anciens territoires m'a obligé recadrer les choses sous le nouveau titre. J'aurai naturellement du le faire plus tôt. Désolé pour cet acte d'autorité mais nous avions là un doublon évident avec l'atelier Web Public Territorial. Il me semble d'ailleurs que Jokyo Création est naturellement porté à intervenir du côté du Web Public Territorial précisément. Amicalement -- oz

Bonjour Olivier,
En l'état je préfère ne plus changer de titre d'ateliers. Il m'a semblé, et j'en ai discuté avec Isabelle Verzier qui m'aide beaucoup pour le programme, que dans l'atelier mettre côte à côte l'ouverture de UPCT et l'approche plus traditionnelle de Jokyo, le libre et le propriétaire était une richesse. Le titre actuel est parlant. Nouvelles frontières, très intéressant, l'est moins. Il faut le garder pour un article de oz. Amicalement bo`

Bruno,
Cela n'a pas beaucoup d'importance et je n'ai pas envie que l'on se prenne la tête là-dessus encore une fois sur un programme dont je conteste la plupart des orientations de fond. Je pense qu'il est mieux pour tout le monde que je ne vienne pas à Autrans. Par contre, si tu veux bien, je vais suivre ton avis et engager en contrepoint du programme d'Autrans (en écho à distance et sans plus déranger ce bel ordonnancement) un atelier collectif et critique (en ligne donc) sur la question qui me semblait devoir être centrale pour Autrans2005 à savoir les NouvellesFrontièresRéticulaires et qui a été systématiquement gommée du programme. Encore une fois je ne te le reproche pas, tu es chez toi, tu fais ce que tu veux mais je constate qu'il s'agit d'un choix délibéré. Amicalement oz

Olivier,
dommage que tu ne viennes pas à Autrans, je le regrette vraiment, je t'avais même réservé une chambre d'hôtel. Tu apportes des idées décapantes, mais derrière il y a une manifestation avec ses lourdeurs certes, mais aussi une certaine ouverture. Il y aura bien un atelier animé par Michel Bondaz, et n'est-ce pas toi qui nous a mis en relation?
En fait c'est une toute autre manifestation que tu as souhaité dès le départ, mais d'une façon on d'une autre la mayonnaise n'a pas vraiment pris. Ce n'est pas faute de t'être investi. Attendons, tu vas sans doute arriver à la ressortir ailleurs, car ton idée est intéressante. Ne dis cependant pas que j'ai systématiquement gommé du programme tes projets. N'y a-t-il pas deux animations prévues qui répondent à tes souhaits? Amicalement bo

Dernière modification le samedi 19 mars 2005 19:54:26