
anciennement appelé Atelier Reponses Territoriales Pour Le Partage De Connaissance
| Intention | Le haut débit est l'une des conditions du développement d'Internet et donc du partage des connaissances. Mais, à part quelques expériences, les débits ne sont pas assez élevés, trop chers et pas accessibles à tous. Comment remédier à la situation ?
|
|---|---|
| Intervenants |
|
| Animateur | Xavier De Mazenod |
| Quand ? | Jeudi 8 janvier - 14h30 à 16h30 |
| Contribution extraite de Atelier usages internet en milieu rural : | La ou les manières de développer les usages d'Internet en milieu rural. Y a-t-il une spécificité des zones rurales outre les problèmes d'accès au haut débit ? Qu'a-t-on appris de l'utilisation de l'Internet en zone rurale ? "L'élément décisif est (presque ?) toujours la rencontre d'un usage de l'internet avec le quotidien d'une personne donnée, le moment où cette personne réalise que l'internet peut servir à résoudre un ou plusieurs de ses problèmes pratiques de tous les jours. Dans certains cas, c'est le maintien du contact avec un pays d'origine lointain; dans d'autres cas, c'est l'accès aux directives européennes concernant la PAC, ou un hobby, ou la coordination des membres d'une association, ou la publicité pour un gîte, ou le téléchargement de MP3, etc. Floriana Carrillo? et Jean Michel Cornu pourraient présenter le tout nouveau groupe de travail sur les usages de l'Internet rural animé par Floriana Carrillo? et Isabelle Bize?. Nous pourrions parler des exemples présentés lors des deux colloques de Felletin, comme par exemple le projet Metafor d'échange par satellite entre des lycées agricoles. voir les comptes rendus de |
L'intervention de Stéphane Delahaye (Initial) et moi (Cognito), sur l'intérêt d'une cartographie des connaisances des structures d'un territoire numérique, avec en illustration une cartographie des activités proposées par des EPN de l'Essonne, élaborée en collaboration avec Didier Ponge, a davantage sa place dans l'atelier " Coopération, organisation et vie d'un réseau". N'est-ce pas ? Anthony Frémaux
tiens, Felletin, c'est bien sûr le trajet de la Route Partagée ; aujourd'hui (16 décembre) nous avons des billes tout le long du chemin entre le Phare des Baleines et Clermont-Ferrant en passant par Saintes, Cognac, Angoulème, Limoges, Felletin, Clermont... encore un effort et on va arriver à Autrans ;-) oz
Tiens! Voila qu'il y a du changement! l'atelier change de nom! Mais au dela du changement de nom il me semble qu'il y a plus. En effet si la question de l'acces à internet en milieu rural me semble un exemple de réponse à l'accès aux connaissances, la question du haut débit n'est pour moi pas une fin en soi comme le suggère le titre. Je me sens beaucoup plus sensible aux approches méthodologiques à cette question de la diffusion du savoir (même si des supports techniques sont indispensables!). Y a t il donc une place pour l'expérience Essonnienne dans cet atelier? ou faut il simplement trouver un nom plus adéquat? Didier Ponge
L'internet des connaissances en milieu rural est pourtant un vrai sujet. Non pas que les 'ruraunautes' soient différents des 'urbanautes' en terme de compétences ou de technicité, mais surtout parce que nos sociétés se numérisent de plus en plus et génèrent des applications nécessitant du bon débit. Or le bon débit n'est pas un service universel et pénalise les 'ruraunautes' qui vivent sur des territoires 'non compétitifs' du fait de leur moindre densité de population. Katalin Kolosy]?
Tiens, justement sur le thème milieu rural on monte une opération à partir de l'Hôpital Rural Saint-Honoré qui se trouve à Saint-Martin sur l'île consistant à réaliser une mise en réseau effective avec des personnes âgées isolées (nous en avons beaucoup par ici, j'vous raconte pas l'électorat ;-). Le jour où Tante Lili, restée toute seule à Loix depuis que sa copine Zoe est coincée en long séjour à l'hopital rural, pourra passer des journées entières en visio tranquille entre Loix et l'Hôpital (6kilomètres), il y aura quelque chose de neuf dans le paysage.Pour cela on se le joue avec une douzaine de
bornes Nomotech implantées pour l'occasion. -- Olivier Zablocki
Je me propose pour contribuer au débat si ça peut se faire à distance. Il serait de toute façon paradoxal de prétendre parler des connaissances et usages internet en milieu rural sans offrir aux habitants des zones rurales les moyens de contribuer à distance via l'internet. Ceux qui ont des connaissances et vivent en milieu rural sont le plus souvent des personnes qui ont fait le choix de vivre en "hommes des bois" plus qu'en "hommes des salons", donc peu enclins à fréquenter les colloques, sauf exceptions.
Considérant que l'organisation d'un débat en ligne en temps réel via IRC, ICQ ou autre supposerait trop de sujétions de coordination entre les organisateurs et les participants distants, je suggère de lancer le débat en ligne longtemps avant les rencontres 2004 de manière à ce que la table ronde soit enrichie des idées et opinions formulées lors du débat en ligne et à même d'en faire la synthèse. La mailing-list avec archives sur le web me parait être le support le plus approprié pour cela.
Didier Lebrun
dl@vaour.net
http://didier.quartier-rural.org
Au-delà du problème technique d'un accès confortable (vrai haut débit à coût raisonnable) à Internet en milieu rural se pose le problème de l'usage : ce n'est pas parce qu'on a un outil à disposition que l'on sait ou que l'on veut s'en servir. C'est plus un problème de formation, de séduction et de pédagogie.
(...)Je suis bien d'accord que les moyens techniques, et notamment le haut-débit, ne sont que des moyens qui n'impliquent pas forcément l'appropriation des usages. Ca crée des conditions plus favorables, mais celles-ci ne suffisent pas à elles-seules à créer un effet d'entraînement. D'après mon observation des usages de l'internet dans mon coin (zone rurale à faible densité au nord-ouest du Tarn, sur une période allant de 1995 à aujourd'hui), l'élément décisif est (presque ?) toujours la rencontre d'un usage de l'internet avec le quotidien d'une personne donnée, le moment où cette personne réalise que l'internet peut servir à résoudre un ou plusieurs de ses problèmes pratiques de tous les jours. Dans certains cas, c'est le maintien du contact avec un pays d'origine lointain, dans d'autres cas c'est l'accès aux directives européennes concernant la PAC, ou un hobby, ou la coordination des membres d'une association, ou la publicité pour un gîte, ou le téléchargement de MP3, etc...
Compte-tenu de la combinatoire des multiples usages de l'internet avec les multiples préoccupations quotidiennes des humains, la probabilité que chaque cas soit unique est très élevée, d'où la difficulté de concevoir des mesures incitatives réellement pertinentes. Au fil du temps, j'ai cependant pu observer une règle qui transcende les particularités et qui rejoint le principe entrevu par Antony Rutkowski? pour expliquer la régularité de la croissance exponentielle de l'internet, qui dit grosso-modo que plus il y a d'internautes connectées, plus il y a de raisons de se connecter, soit en quelque sorte une force d'attraction croissant proportionnellement à la masse. De la même manière, j'ai pu observer dans mon microcosme que les raisons individuelles de chacun augmentaient en effet au fur et à mesure que leurs relations se mettaient à utiliser l'internet, jusqu'au stade où la force d'attraction dépasse la force de répulsion naturelle que représente l'usage de l'informatique pour un néophyte.
Il ne faut cependant pas négliger le rôle des compétences techniques, qui permettent à la sauce de prendre. Le néophyte moyen qui a acheté un ordinateur dans une grande surface et entrepris d'apprendre à s'en servir est totalement désemparé s'il est isolé, avec le vendeur comme seul recours. Il aura forcément besoin de quelqu'un qui s'y connait un peu plus que lui dans son entourage, au moins pour le débarasser des virus et/ou réinstaller Windows une fois de temps en temps ;-) Par ailleurs, ça aide s'il y a quelqu'un qui peut mettre des serveurs à disposition avec divers applications (mailing-lists, sites web, serveur de mail, FTP, applications collaboratives, etc...). Une seule personne qui s'y connait et qui administre un serveur peut suffire à fournir les services adéquats pour un grand nombre d'internautes dans les environs (et au delà). Par contre le Partage de Connaissances ou Echange De Savoir devient une condition sine qua non pour ce qui est du dépannage des postes malades dès lors que le nombre d'internautes néophytes augmente. Certaines collectivités locales ont su se doter d'un bidouilleur informatique de service en embauchant un emploi-jeune ou quelque chose du genre, mais bp ont du mal à réaliser que ce serait presque une priorité pour que les usages de l'internet aient une chance de se développer dans leur zone.
Pour citer une réalisation concrète, ne faudrait-il pas évoquer le travail entrepris par le centre de compétences wallon (Belgique) Techno.bel (
http://www.technobel.be) avec son projet Cybermobile (
http://www.cybermobile.be) avec ses 2 classes "mobiles" (12 PC transportés en Kangoo et installés dans des lieux connectés ouverts aux publics) qui parcourent les 20 communes des arrondissements de Dinant et Philippeville, donc en milieu rural ? Le public visé : tout public mais aussi seniors, milieu du trousime, agriculteurs,... On peut interroger Fabienne Surin à ce sujet (fabienne.surin@technobel.be). -- Philippe Allard
La Fondation internet Nouvelle Génération a mis en place avec les organisateurs des rencontres de l'Internet rural à Felletin, un tout nouveau groupe de travail qui devrait commencer ses travaux... en novembre 2003. Ces animatrices Isabelle Bize et Floriana Carillo pourrait apporter les témoignages obtenus de toute la France à l'occasion des rencontres de Felletin et proposer quelques axes de reflexion.
vous pouvez voir le compte rendu du deuxième colloque (celui de cet année) sur :
http://www.fing.org/index.php?num=3811,4
--Jean Michel Cornu
Si quelques réalisations concrètes peuvent intéresser du monde, venez visiter le Vendômois (105 communes). Ce n'est pas loin, 42mn en TGV de Paris:
-- Internet en milieu rural: 14 stations satellite/Wi Fi pour connecter environ 200 personnes à 512/256 Kbs et jusqu'à 1Mo/384 Kbs, en pleine campagne.
Ca a démarré depuis juin 2003. Avec couverture de bourgs, ponts Wi Fi (dont un de
3,5km), etc.
-- Nautibus: Un camion (solution Internet mobile) complètement autonome, de 26 poste, connectés sat/Wi Fi à 1Mo en réception, qui se ballade dans nos communes.
Et plein d'autres choses en cours. On sait aussi réaliser et utiliser en France!
Quelques articles dans la presse (Le monde Informatique, Les échos, Techni-Cité, Computer News Ressellers, Nouvelle République du Centre, et d'autres encore).
Je pourrais éventuellement apporter une contribution à la table ronde.
-- Olivier Bragoni?
http://www.paysvendomois.org
En Champagne Ardenne, nous avons aussi quelques réalisations interressantes. Une Cyberbase en milieu rural, inscrit sur une communauté de commune, Prauthoy. Mais aussi un programme d'itinérance bien moin compliqué que les Cyberbus et autres. Le principe est de mettre à dispositon d'associations (faisant partis du mouvement Foyers Ruraux, c'est mon étiquette)un ensemble multimédia léger. Cet ensemble est animé par des bénévoles d'association former pour l'occasion. L'année 2003 a permis d'amener les TIC dans des villages de 200 à 500 habitants. 4 associations sur un ensemble de 6 communes ont pu ainsi découvrir les NTIC (je garde le N parce que pour certain, c'est une grande découverte). L'année 2004 verra une autre itinérance, mais aussi confortera les actions menées en 2003 en aidants les associations à s'équiper et à réfléchir sur des activités à long termes. Plusieurs points positifs se sont révéler : l'implication des collectivités locales qui doivent être partis prenante du projet (les aider à percevoir les enjeux). Un schéma (l'itinérance) adapté au monde rural. Un projet porté par des bénévoles, habitants des villages. .... Mais soulève aussi quelques problématiques La place du professionnel et du bénévole. L'isolement des animateurs. Construction de réseau. La pérénité des actions tournés vers les TIC. (Quels besoins, quels usages, blablabla)
Aujourd'hui, dans la région nous sommes en phase de construction d'un Pôle Ressource Régional TIC afin de mieux mutualiser les compétences, les expériences et les savoirs dans notre région. Cela couvre, nos relais locaux associatif, mais aussi s'ouvre à tout acteur oeuvrant dans les TIC. Nous allons modéliser également l'expérience itinérante (comme il fallait lui donner un nom, on la baptisé E.R.M.nomade pour Espace Rural Multimédia) et la développer pour une réutilisation (Transfert de savoir-faire)
Et j'aurais plein d'autre choses à dire mais il faut en garder pour les rencontres. :)
En tout les cas, loin des contraintes techniques, qui sont inérante au monde rural, on est bien dans l'appropriation des TIC à une population marginaliser par rapport aux offres de l'urbain, et encore plus dans ce que peut apporter les TIC à cette population en termes d'apprentisage, de lien social, de confort dans les démarches administratives, dans l'apport culturel que peut véhiculer les TIC... Et bien sur l'éternel question de l'animation. Par qui, quel cout... ?
Voila je me tais.
Mais nous avons aussi beaucoup d'autres initiatives en matières de TIC au niveau National. Faite un tour sur
http://www.mouvement-rural.org
-- Teddy Ducrot
Cher Monsieur,
Je viens de prendre connaissance du programme prévisionnel d'Autrans 2004 et plus particulièrement de votre appel à contribution (...si j'ai bien compris?) sur l'atelier Réponses Teritoriales...
Algora-www.algora.org? est une agence qui accompagne les politiques publiques (programme FORE piloté par la DGEFP, Ministère des Affaires Sociales) en matière de Formation Ouverte et à Distance (FOAD).
Le programme FORE a pour objectif 2003-2004 de déployer plus de 300 Points d'Accès à la Téléformation (PAT) sur l'ensemble du territoire (voir le lien vers l'Espace d'Echanges et de Service pour plus d'info sur ce programme et les premières réalisations: www.espace-pat.org?).
Je pense qu'une intervention sur ce sujet serait pertinente, d'autant plus que l'on recherche des effets de convergence avec d'autres reseaux (SPL), d'autres espaces de type EPN, etc.
Je tiens à préciser également , pour l'atelier PME, que nous avons assuré sur 2002-2003 le suivi accompagnement de 12 projets (recherche -action) à destination des TPE et PME visant à expérimenter l'usage des technologies en formation (e-learning, FOAD, etc.). Un retour d'expérience est tout à fait possible avec témoignages et démo.des produits, contenus développés.
Nous pouvons prévoir un rdv ou un entretien tel si vous le souhaitez ou bien encore communiquer via le WIKI que je ne maitrise pas encore (mes leins web ne sont pas actifs?)car ce sont mes premiers pas... ;-)
Dans l'attente d'une réponse...
Cordialement,
Arnaud Coulon
Consultant Algora
ligne directe: 01.48.03.85.53
gsm: 06.20.30.92.49
Algora Immeuble Evolution 18/26 rue Goubet, 75959 Paris Cedex 19
Standard: 01.48.03.90.00 Fax: 01.48.03.90.21
Thématique : Cartographier les connaissances portées par un collectif d'acteurs : quels sont les intérêts communs ?
Champ d'application : Réseau d'Espaces Publics Numériques en région PACA (programme des Espaces Régionaux Internet Citoyen)
Contenu :
Intervenants :
Références :
Pour une cartographie des connaissances des acteurs d?un territoire numérique
Stéphane Delahaye de Initial, Didier Ponge, du CG de l?Essonne et Anthony Frémaux du réseau Cognito, proposent de montrer le résultat de leur collaboration, et de débattre de l?intérêt de cartographier des espaces de connaissances, dans cet atelier.
A titre expérimental, les représentants des EPNE de l'Essonne ont été invité à envoyer un texte décrivant leurs activités. Des cartes donnant une vision globale de ce réseau de connaissances seront restituées.
Peut-être comme le propose Didier Ponge, ces cartes pourraient aussi être présentées lors de l?après midi sur les EPN ?
L'objectif d?une cartographie est de rendre visible, reconnaître, différencier et évaluer les connaissances portées par un ensemble d?acteurs. Une cartographie, représentation graphique dynamique, permet une vision globale des richesses disponibles au sein d'un collectif d?acteurs ou d?un corpus de textes, tout en autorisant une lisibilité des singularités.
Peut-être a t-on intérêt à ouvrir un atelier dédié à la cartographie ? (dans ce cas possibilité mobiliser d?autres membres du réseau Cognito pour co-animer/intervenir) Quels sont les différents genres de logiciel existants ? Dans quels types de démarche s?inscrit l?usage de cartographie de connaissances ? A quoi ça sert ? Quels intérêts pour les acteurs ?
Dernière modification le dimanche 29 février 2004 17:52:30