Sortir de la galaxie Gutenberg : Les 7 conditions de l’Intelligence collective et du partage des connaissances
Bonjour. Sur la base de l'excellente définition (cf
Lien FING :-) :
« On appelle « intelligence collective » la capacité des collectivités humaines de coopérer sur le plan intellectuel pour créer, innover, inventer. »
- On s’aperçoit qu’avant de pouvoir créer du nouveau, il faut avoir des référents communs pour que des groupes de personnes (collectivités humaines) puissent travailler ensemble (coopérer). Sinon l’apport d’un groupe ou d’un individu ne peut pas être « compris », « transmis » à un autre, faute de « vocabulaire » commun.
Donc la réalisation ou le codage de connaissances communes est la base de la création d’un « vocabulaire commun », d'une « encyclopédie-bibliothèque commune». Ce «vocabulaire» commun partagé sera lui-même la base des réflexions, innovations, créations, fruits des intelligences collectives et porté dans des outils nouveaux et spécifiques.
- Sur cet enchaînement de constats, nous avons développé l’interrogation suivante :
Le partage de la Connaissance sur Internet ne reposerait-il pas sur sept conditions ? :
- Une condition méthodologique : Définir le sujet étudié : que signifie et qu'implique la création d’un vocabulaire commun vraiment international (donc pas de texte et pas de Web Sémantique !) pour la retranscription des connaissances ? Et quels sont les liens et différences entre informations, savoirs et connaissances ?
- Deux conditions d'usages : a) Le partage ne peut se concevoir que sur la base d'une capitalisation des savoirs afin de suivre l'augmentation de ceux-ci (pas de recodage perpétuel)
b) Et sur une normalisation de la représentation des savoirs.
- Deux conditions pédagogiques : a) le partage de la connaissance et donc l’intelligence collective ne peuvent fonctionner que s'il existe une quasi-infinité de présentations de cette connaissance sous des formes diverses, adaptées aux capacités de compréhension des apprenants, variant suivant leurs goûts, cultures et ages.
b) Que tout à chacun puisse participer à ce codage ou création en pouvant changer de rôle (apprenant – formateur) à volonté.
- Deux conditions de modernité : a) Utiliser les derniers outils porteurs en plein essor (XML, représentation en 3D, Peer to Peer)
b) Abandonner ceux qui sont maintenant des freins à ce partage comme la page Web classique, le HTML et l'Hyperlien qui sont des héritages du Medium papier.
Sur la base de ce cahier des charges, nous travaillons à la réalisation d'un démonstrateur sur Internet représentatif de cette nouvelle approche (XML, X3D,..). Nous devrions terminer ce démonstrateur pour le début de l’année.
Nous pensons qu’une présentation de ce démonstrateur a sa place dans les débats et échanges d’Autrans 2004 vu le sujet de cette année. Qu’en pensez-vous et quelles sont vos suggestions - remarques -critiques sur ces 7 points ?
-- Philippe Agripnidis