
Pour commencer je vous propose de
lire . C'est le résultat du travail de Michel Briand un des grands de l'Internet citoyen en France qui a toujours apporté beaucoup à Autrans. Merci Michel
| Titre | Atelier Coopération Organisation Et Vie Dun Réseau |
|---|---|
| Intervenants | Daniel Mathieu, Michel Briand, Jean Michel Cornu, Les Autres... (à compléter) |
| Quand | Jeudi 8/01/2004 de 14h30 à 16h30 |
| Objet | Les réseaux de personnes se situent entre l'ordre et le chaos, avec des individus qui entrent et sortent, des lecteurs passifs qui commencent à réagir, des observateurs qui proposent un projet, etc. Ces réseaux qui regroupent des milliers de personnes n'entrent pas dans le moule d'une grande organisation avec sa hiérarchie ni dans celui d'une association loi 1901 avec son système représentatif. |
| Proposition | Nous proposons un atelier pour réfléchir et échanger :
|
Allez sur
http://www.tela-botanica.org/
Onglet "Projet" >Projet "Comité de pilotage des projets Tela Botanica" >onglet "Documents" >boîte "Documents sur la coopération"
Et là, vous pouvez récupérer au moins les documents suivants :
http://jmichelcornu.free.fr/cooperation/ ).L'atelier s'est déroulé autour de 4 grands axes :
http://carnets.ixmedia.com/mario/archives/003765.html -- (Mario Asselin)
http://www.a-brest.net/article382.html -- a-brest
http://tecfa.unige.ch/welcome.html
http://www.i-km.com
http://www.uzine.net/spip_contrib/wakka.php?wiki=PagePrincipale
http://www.bloki.comIntervenants : Michel Briand (MB) , Jean Michel Cornu (JMC), Luc Legay (LL), Laurent Marseault (LM), Daniel Mathieu (DM), Delphine Vinck (DV).
Références mentionnées lors de l'atelier :
http://jmichelcornu.free.fr/cooperation/ L'ouvrage de Jean Michel Cornu sur la coopération
http://www.tela-botanica.org Tela Botanica
http://www.ecole-et-nature.org/ Ecole et nature
http://i-km.com Interactive Knowledge Managment
http://www.cru.fr : Comité Réseau des Universités
http://www.wikini.net : un wiki simple à installer
http://www.spip.net : idéal pour la publication en ligne
http://tecfa.unige.ch : mise à disposition d'outils pour le réseau (wiki, blog, forum, cms).
http://cawaj.ouvaton.org/article.php3?id_article=63 : un exemple de petite communauté virtuelle, le CawaJPour éviter de faire un énième état des lieux du fonctionnement de réseaux existants on s'efforcera de mettre en avant les points de blocage, les difficultés que chacun rencontre au sein de ses réseaux.
Informatique, pédagogie, sociologie, botanique, éducation à l'environnement, réseau éducation, travail collaboratif, échange de savoir patrimoine, accès public internet, animateur multimédia, pédagogie de wiki, designer informatique d'interfaces utilisateur, chef de projet multimédia, aménagement, santé, sanitaire etc.
Vecam, Tela-botanica, Injep, ecole et nature, cyber-these, école primaire à Québec, Consultant SSII, media-connaissance, association, ville du havre, bibliothèque d'Antony, insertion professionelle, CG haut de seine, CawaJ(club de Webmasters) etc.
Dans la société française l'ordre est l'élément fondamental, le chaos a un sens péjoratif. Pourtant, ce qui est totalement ordonné est peu propice à l'innovation et a contrario le chaos n'est généralement pas très productif. La solution se trouve entre les deux : suffisamment d'ordre pour faciliter le travail coopératif et suffisamment de chaos pour laisser s'exprimer la spontanéité : fonctionnement optimal (exemple : la vie s'est organisée entre l'ordre et le chaos. R. Lewin).
Organiser un réseau : c'est maintenir du chaos pour l'espace de liberté et mettre de l'ordre pour produire quelque chose d'utile à tous. L'alchimie est difficile à mettre en place.
Part de l'exemple de Tela botanica pour mener une réflexion sur comment se forme un réseau.
Il faut des animateurs de réseau pour mettre en oeuvre cela.
Public : Réseau qui va trop vite, comment modérer un réseau (pourquoi, de quelle façon etc ..) , modérer est-il censurer ? Question sur la vie d'une communauté : comment ne pas se laisser dépasser ?
Un réseau imposé peut il fonctionner ?
Différence entre un réseau et une communauté ?
Pourquoi un réseau ne démarre pas, ne décolle pas ? Faut il un mode opératoire dès le départ ?
JMC : Il faut tous les ingrédients, il faut se servir d'accélérateur : quelqu'un a amorcé un processus, l'idée est suffisamment avancée. Il ne faut pas aller trop vite, ni trop lentement. L'idée doit permettre d'aller assez vite mais permettre à chacun d'intégrer le réseau.
Public : Dans un réseau dont l'objectif est la production : est-ce adapté ?
JMC : Un réseau de santé : gestion de projet par contrainte : pas droit à l'erreur. Réseau de coopération : droit à l'erreur mais ne peut pas louper la coopération. Le sujet est les réseaux coopératifs exclus donc d'autres réseaux comme l'armée, l'industrie etc.
DM : donne une définition d'un réseau coopératif :
Importance des personnes, des motivations et des outils.
Paradoxe : on veut le réseau mais on n'a pas de culture du réseau.
Classiquement on enseigne l'optimisation de l'utilisation des ressources rares, dans les réseaux coopératif on doit gérer l'abondance. On gère des opportunités plus que des contraintes et il faut savoir les gérer : pour cela il faut un "patron", un mini-réseau structuré.
Deux types de contraintes :
Ces personnes gèrent les contraintes pour laisser place aux opportunités. Il est important de séparer les deux : gérer les contraintes de façon cachée (ne pas ennuyer le réseau avec ces difficultés) et les réduire au minimum (c'est important !) pour laisser le maximum de places à la création.
DM : exemple de structure à 2 niveaux dans tela-botanica : un mini-réseau (Association loi 1901) qui gère les contraintes (financières, juridiques, emplois...) et le réseau proprement dit d'où émergent les opportunités.
Public : Comment gérer les maillons faibles ?
JMC : Dans un réseau il n'y a pas de maillon, il y a des ficelles et si on en coupe ça marche toujours.
Public :Au bout d'un moment, le facteur limitant d'un réseau c'est le couple technique/charisme. Comment retenir ces personnes, comment en trouver d'autre ?
JMC : C'est la question de savoir comment meurt un réseau et comment se perpétue-t-il, pas de réponse pour l'instant.
Public : Les NTIC ne sont pas la solution à tout !
JMC : tout dépend comment on utilise internet et les NTIC. Internet peut aussi bien servir à s'isoler qu'à communiquer.
Public : Émergence de rencontres dans la vraie vie à partir d'un réseau virtuel ?
JMC : le virtuel est un élément accélérateur du réel, il permet aux gens de se rencontrer.
Public : Possibilité d'identifier et rencontrer d'autres réseaux. Qu'est ce que l'auto-organisation ?
LL : Un atelier sur le sujet est prévu sur l'organisation du W3C, ils sont obligés de se rencontrer physiquement 2 fois par an malgré tout les outils.
Il faut produire, il faut des comptes rendus, il y a des efforts à faire : c'est difficile.
les outils doivent permettre de mettre en œuvre ces mécanismes et les respecter. Ces principes peuvent être gardés en mémoire lors de la rédaction d'un cahier des charges pour les informaticiens, pour les animateurs qui souhaitent voir s'impliquer des personnes dans les projets qu'ils animent mais aussi lors de l'élaboration d'un projet coopératif. Pour plus de renseignement sur la motivation lire "La motivation" de Roland Viau
DM : il faut que les personnes puissent entrer très facilement dans un réseau, mais qu'elles puissent également en sortir avec autant de facilité.
JMC : pensait qu'il fallait casser tous les outils groupware, mais a rencontré les Wi Ki et a changé d'avis. Un "traître" sur une liste de discussion nuit à tout le monde, il est facile de pervertir une liste de discussion qui ne favorise pas l'émergence de coopérateurs. Sur un wiki : le bazar est facilement éliminable et ne gêne pas le projet. Il faut valoriser les personnes qui coopèrent par accident.
Attention aux mécanismes de "sélection adverse", exemple appel d'offres très verrouillé pour pas faire passer les escrocs et au final seul les pires passent. Si on favorise le départ ou la sortie des personnes qui sont "traîtres" ça marche. Il faut réfléchir aux situations où on met en place des mécanismes de sélection adverse/inverse ou de sélection positive.
Public : Le premier pas n'est pas évident ... les wikis sont peut être la solution. Mais point de salut hors wiki ?
JMC : c'est à voir, il cherche des exemples.
LM : Est à noter que parmis les Wiki, Wikini semble être celui qui offre parmis les niveaux d'engagement les plus bas à la fois en terme de simplicité d'installation mais aussi en terme d'utilisation.
L'exemple des réseau P2P : kazaa etc ?
JMC : pas de coopération dans kazaa, sur freenet, qui pousse à la cooperation, c'est à étudier : mais pour kazaa, du moment que tout est automatique, il n'y a pas de conscience du réseau. Télevision en P2P pour échange de films non marchands peut peut-être favoriser un comportement coopératif.
Public : Regarder du côté de la communauté IKM (Knowledge Managment : ikm.com) qui étudie le P2P et son fonctionnement.
Public : Weblogs ou wiki ?
JMC : utilise un wiki pour faire des dossiers de productions pour un tournage, le premier pas est facile à faire. Comment figer un système une fois qu'il est fini ? Exemple wikipedia à figer : en 2002, en 2003, etc, exemple la définition d'un mot en 2003 peut changer en 2010.
LL : des fous archivent le web.
JMC : il faut que certains prennent la responsabilité de "fermer" un wiki pour figer l'information.
LM : des outils comme wikini permette de réduire le premier pas, à l'encontre de Spip. Spip est génial mais pose des problèmes pour le premier pas.
DV (Ecole et nature) : il existe un livre : "fonctionner en réseau" : qui reprend tout ces concepts et donne des conseils aux animateurs. 8 euros et un coup de fil au reseau ecole et nature (voir références).
LM : c'est très compliqué de former des gens, il semble que cela soit relativement "inné". Les réseaux s'organisent autour de personnes qui, quel que soit le lieu dans lequel elles se trouvent, créent une dynamique autour d'elles (dans le sahara, dans la musique, dans l'élaboration d'un logiciel libre) : il y a des "personalités rares". Donc si on cherche un animateur de réseau au sein d'un réseau c'est qu'il n'y est pas, sinon, il se serait déjà exprimé, aurai déjà impulsé une dynamique coopérative autour de lui ! La solution, hormis le fait de travailler sur de l'éducation à long terme, c'est d'aller les chercher ailleurs, dans d'autres réseaux, en effet, ce sont des personnes qui sont plus intéressées par la dynamique d'un réseau que par son sujet central.
Public : Capitalisation d'un réseau ?
Public : Durée de vie d'un réseau ?
Public : Construction de la confiance, sens ? quel sont les outils pour parler d'un sujet ? Notion d'élargissement, émergence. Il faut des outils de gestion de contenu.
Public : Est donné un exemple d'un outil : wiki, blog, un forum, lieu de capitalisation, un cms : dans un même endroit (voir référence tecfa).
DM : Tela travaille à un kit projet en GPL : liste de discussion, espace de dépôt de documents avec gestion des droits, un wiki, une fiche de présentation du projet, outil d'inscription : coordinateur, collaborateur, observateur.
MB : temps long de l'appropriation humaine : il faut du temps pour s'approprier les outils.
Public : dans les groupes militants : il faut être sensible aux groupe alliés et adversaires et il faut des outils pour montrer ceci.
Public : le CRU propose des outils et ils sont peu connus et peu utilisés. Le CRU : comité réseau des universités :
http://www.cru.fr
JMC : sociologie de la trahison et de la coopération : les gens destinés à rester ensemble ne se trahissent pas entre eux, paradoxe projet court et intérêt à être longtemps ensemble. Solution : projets courts et volonté de construire des projets plus tard.
JMC : retour d'expérience par rapport à la remarque de LM sur la stratégie de recherche des animateurs dans les autres réseaux, donne l'exemple de Videon. Cas de figure : des gens pensent être animateur et ne le sont pas ou le deviennent quand ils quittent le projet au bout de 2 ans. Comment transmettre le flambeau ? au bout de 2 ans émergent des personnes qui acquièrent petit à petit des capacités parce que l'on a fait confiance : il faut les jardiner petit à petit.
LM : il faut aussi éduquer les jeunes afin qu'ils acquièrent très tôt ce genre de compétences. Rares sont actuellement les lieux qui permettent d'apprendre à être animateur de réseau coopératif.
Public : Comment distinguer les acteurs et les passifs dans les réseaux (et comment attirer les actifs ?).
JMC : La même personne peut avoir une attitude différente selon les réseaux. La vraie question : comment mettre en place l'environnement pour que les gens sortent le meilleur d'eux mêmes ?
DM : 1% seulement du réseau de Tela est réellement actif et producteur, le reste est le réservoir : se sont les futurs contributeurs. Les "passifs" valorisent le réseau par l'usage qu'ils en font en consultant le travail des actifs.
Public : Le premier pas, pour l'animation de réseau ne peut il se faire que dans la douleur ? Le réseau coopératif n'est pas le futur de l'administration, de l'entreprise ?
LL : ne pas confondre inactivité et passivité dans un réseau.
Public : Les deux ans ne sont ils pas le reflet d'une lassitude ?
JMC : ce sont des seuils objectifs de vie d'un projet.
Inséré de AtelierCoopérationOrganisationEtVieDunRéseau /réactions
N'ayant pu participer (hélas) à votre atelier, je compte revenir sur la page-mère très bientôt pour y faire mon marché. (dès que j'aurai fini de remanier la page
MeatBall:WikiSchool :)) Et si ça vous dit de participer n'hésitez pas à rejoindre la Wiki School. Merci à tous pour vos comptes-rendus ! -- xtof
Bravo pour cette initiative d'atelier. On aura beaucoup à apprendre. Peut-être pourront-ils d'ailleurs inclure dans l'atelier la vie de notre wiki et la préparation collaborative du programme --Bruno Oudet
Ayant supprimé l'Atelier Posture Coopérative pour le fusionner avec Atelier Usages Mobiles, Les Autres pourraient se tenir prêts à témoigner et raconter quelques saynètes interactives de "vécu de wikis". Autrans Wiki, Crao Wiki, i Generator et Paris Sans Fil ? -- xtof
L'intervention de Stéphane Delahaye (Initial) et moi (Cognito), sur l'intérêt d'une cartographie des connaisances des structures d'un territoire numérique, avec en illustration une cartographie des activités proposées par des EPN de l'Essonne, élaborée en collaboration avec Didier Ponge, a davantage sa place dans cet atelier que dans l'atelier "haut débit". N'est-ce pas ?
Et un atelier dédié aux pratiques de cartographie de connaissances aura davantage sa place l'année prochaine (Chaque chose en son temps !) Bonnes fêtes -- Anthony Frémaux
Dernière modification le samedi 31 janvier 2004 19:53:32
lib/main.php:98: Notice: Optimisation de database