Inséré de AtelierIntelligenceCollective /Contribution DanielKaplan :
Inséré de AtelierIntelligenceCollective /Contribution PhilippeAgripnidis :
Sortir de la galaxie Gutenberg : Les 7 conditions de l’Intelligence collective et du partage des connaissances
Bonjour. Sur la base de l'excellente définition (cf
Lien FING :-) :
« On appelle « intelligence collective » la capacité des collectivités humaines de coopérer sur le plan intellectuel pour créer, innover, inventer. »
- On s’aperçoit qu’avant de pouvoir créer du nouveau, il faut avoir des référents communs pour que des groupes de personnes (collectivités humaines) puissent travailler ensemble (coopérer). Sinon l’apport d’un groupe ou d’un individu ne peut pas être « compris », « transmis » à un autre, faute de « vocabulaire » commun.
Donc la réalisation ou le codage de connaissances communes est la base de la création d’un « vocabulaire commun », d'une « encyclopédie-bibliothèque commune». Ce «vocabulaire» commun partagé sera lui-même la base des réflexions, innovations, créations, fruits des intelligences collectives et porté dans des outils nouveaux et spécifiques.
- Sur cet enchaînement de constats, nous avons développé l’interrogation suivante :
Le partage de la Connaissance sur Internet ne reposerait-il pas sur sept conditions ? :
- Une condition méthodologique : Définir le sujet étudié : que signifie et qu'implique la création d’un vocabulaire commun vraiment international (donc pas de texte et pas de Web Sémantique !) pour la retranscription des connaissances ? Et quels sont les liens et différences entre informations, savoirs et connaissances ?
- Deux conditions d'usages : a) Le partage ne peut se concevoir que sur la base d'une capitalisation des savoirs afin de suivre l'augmentation de ceux-ci (pas de recodage perpétuel)
b) Et sur une normalisation de la représentation des savoirs.
- Deux conditions pédagogiques : a) le partage de la connaissance et donc l’intelligence collective ne peuvent fonctionner que s'il existe une quasi-infinité de présentations de cette connaissance sous des formes diverses, adaptées aux capacités de compréhension des apprenants, variant suivant leurs goûts, cultures et ages.
b) Que tout à chacun puisse participer à ce codage ou création en pouvant changer de rôle (apprenant – formateur) à volonté.
- Deux conditions de modernité : a) Utiliser les derniers outils porteurs en plein essor (XML, représentation en 3D, Peer to Peer)
b) Abandonner ceux qui sont maintenant des freins à ce partage comme la page Web classique, le HTML et l'Hyperlien qui sont des héritages du Medium papier.
Sur la base de ce cahier des charges, nous travaillons à la réalisation d'un démonstrateur sur Internet représentatif de cette nouvelle approche (XML, X3D,..). Nous devrions terminer ce démonstrateur pour le début de l’année.
Nous pensons qu’une présentation de ce démonstrateur a sa place dans les débats et échanges d’Autrans 2004 vu le sujet de cette année. Qu’en pensez-vous et quelles sont vos suggestions - remarques -critiques sur ces 7 points ?
-- Philippe Agripnidis
Inséré de AtelierIntelligenceCollective /Conversations :
Conversations
D'un côté, l'Intelligence Collective démultiplie la notion de "sachants" en jouant sur des dynamiques d'échange multilatérales.
De l'autre, le modéle classique de la formation (de la transmission du savoir) que l'on retrouve à l'école, dans l'enseignement supérieur et in fine dans les entreprises consiste encore largement à privilégier le rôle d'un sachant autour duquel gravite les apprenants. La notion d'apprentissage coopératif peine encore à se faire une place au soleil.
Quelles sont les articulations susceptibles de se nouer entre l'Intelligence Collective et la formation (initiale et continue) ? Il serait intéressant d'avoir des échos de professionnels de la formation.
Exemple : le GARF Groupement des Acteurs et Responsables de la Formation (
http://www.garf.asso.fr) -- Rodolphe Helderlé
Dans le même ordre d'idée, l'apport d'associations d'éducation populaire qui oeuvrent dans la formation et utilisent l'outil informatique peut être intéressant. En effet les méthodes utilisées pour la formation socio-culturelle des animateurs, proposée par ces structures est à rapprocher de l'Intelligence Collective. -- Didier Ponge
L'Intelligence Collective ou les les multiples façons de donner du sens aux différentes briques applicatives qui constituent un système d'information...collectif.
l'Intelligence Collective, c'est la démarche qui contribue à donner une vision globale d'un système d'information dont le périmètre est à géométrie variable.
Voilà l'approche de Pierre Lévy qui cherche à en faire une science instrumentée. Cf. le message de Daniel Kaplan un peu plus haut dans cette page.
Le périmètre de l'Intelligence Collective est difficile à circonscrire car très large. La plupart des autres ateliers sont d'ailleurs potentiellement associables avec le concept d'IC.
C'est peut-être l'occasion d'échanger sur les moyens (démarches et outils)qui permettent de faire en sorte qu'un système d'information ne se limite pas à faire circuler des documents, des données et plus globalement de l'information orientée process ? Dans un environnement professionnel, que penser de la dimension IC des ERP ? Dans un environnement extra-professionnel, le p2p constitue, amha, une forme primaire d'Intelligence Collective diablement efficace et destabilisante pour certains. --Rodolphe Helderlé
- Excellent choix que cette idée de définir la base de toutes discussions sur le sujet. Je propose ici quelques pistes de débat :
- La notion de l'Intelligence Collective n'implique telle pas effectivement d'aller plus loin que le simple objectif d'être informé ? N'implique t'elle pas une notion d'action ? L'intelligence n'est elle pas information, choix et action ?
- Ne devrait on pas parler d'outils Applicatifs au lieu de Briques Applicatives ? Car cette appellation de Briques est sans doute mieux appropriée à ce qui permet la création d'Intelligence. Qu'est ce qui nous rend "intelligent" ? Est ce que le savoir, l'information, la connaissance peuvent se découper en "briques" élémentaires qui pourraient se combiner, se comparer, se valider ?
- La notion d'Intelligence Collective serait alors représentée par une chaîne où on a en premier des (ou un) créateurs, qui découperaient en briques élémentaires des connaissances (Quel format pour ces Briques ? Quels outils ?) qui seraient diffusées au niveau collectif par des outils de type P2P et restituées, agrégées par d'autres outils pour être lues et "comprises" par le collectif. Ce collectif pouvant accéder à l'agrégation de ces Briques par des interfaces différentes suivant les "profils" (goûts, besoins, cultures, ..) de chacun.
- La définition du sujet et du contexte est donc plus que jamais à l'ordre du jour et pourrait constituée le lancement de l'Atelier. Philippe Agripnidis
Euh, je persiste avec mes briques applicatives ;o)
L'approche est certes très instrumentale mais c’est une façon de reconnaître à quel point les outils déterminent des usages insoupçonnés.
Petit à petit, les outils grignotent sur le tacite, l’informel. A mon sens, un wiki est susceptible de constituer une brique en amont d’un outil de travail collaboratif structuré. L’occasion de capter un niveau d’information pas forcément compatible avec le modèle classique du travail collaboratif. Le tout grâce à un outil qui se présente sous un jour informel.
Le concept d’Intelligence Collective traduit bien cette aspiration à vouloir représenter l’informel et lui donner du sens. Tout ça pourquoi ?
L’informel constitue un moteur essentiel sur lequel le formalisme ne doit pas chercher à empiéter au risque de l’étouffer ou, au contraire, plus les outils grignotent sur l’informel et plus il y a matière à donner du sens à notre environnement ? A moins que l’IC ne constitue qu’un bon gros alibi pour justifier une dictature des processus. Espérons que pour 2004, l’Intelligence Collective puisse contribuer à combattre l’obscurantisme qui se porte malheureusement pas mal en ce moment. Ce serait une bien bonne façon de gagner en crédibilité.
J’espère qu’il sera bientôt possible d’avoir un avant goût en ligne d’Alpharis qui se détache d’une approche instrumentale. Je suis très intéressé à l’idée de comprendre sur quels critères vous catégorisez en briques élémentaires des informations, des connaissances et des savoirs avec une modélisation spécifique des objets. Rodolphe Helderlé
- Nous souhaitons effectivement présenter Alpharis à Autrans dans le cadre du stand permanent. Mais c'est surtout la présentation des pistes et des concepts qu'on entend explorer par ce prototype et leurs déclinaisons techniques qui nous semblent le plus important.
- De notre coté, on est très intéressé par ces notions d'informel et de Dictature des processus. Il se peut que l'on ait d'ailleurs, mis involontairement, quoique :-), ce dernier ingrédient dans notre conception. Pour la notion de découpage des savoirs, on souhaite développer les échanges sur ce sujet. D'ou la proposition de Stand Permanent Briques Elementaires. Philippe Agripnidis
Chers Amis,
Je ne pourrai malheureusement être présent parmi vous durant les rencontres d'Autrans. Cependant tout mon travail reste disponible sur le wiki
TheTransitioner.org. Vous pourrez en particulier peser la
définition que j'y propose :
L'intelligence collective est la capacité d'un groupe à s'organiser de façon à pouvoir décider de son propre avenir et maîtriser les moyens d'y parvenir dans des contextes complexes. A ajouter dans la liste profusionnelle du merveilleux travail des uns et des autres. Bonne rencontre ! Mon coeur sera avec vous. -- Jean Francois Noubel
Bravo à tous. Avez-vous lu aussi que Mario ne
tarit pas d'éloges sur cette page de Compte Rendu :) -- xtof